P-au-P, 25 février 2026 [AlterPresse] --- Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (Oea), Albert Ramdin, déclare prendre note du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » en Haïti, signé par plusieurs protagonistes politiques le dimanche 22 février 2026 à Pétionville (est de Port-au-Prince), dans une prise de position ce mercredi 25 février 2026 dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Toutefois, l’Oea continue d’encourager l’ensemble des parties prenantes haïtiennes à rechercher un consensus, guidées par l’avenir et le bien-être du pays et de ses citoyennes et citoyens.
Elle salue toutes les initiatives portées par les Haïtiennes et Haïtiens, comme celle-ci, ainsi que tout effort ultérieur visant à stabiliser Haïti et à faire progresser la sécurité, les élections, la paix et la stabilité.
L’organisation régionale réaffirme son engagement à soutenir Haïti dans ce moment qu’elle juge crucial.
La signature du pacte intervient dans un contexte marqué par de profondes divisions politiques, des actes de terreur et de violences persistantes des gangs armés, une crise humanitaire et l’absence d’élections depuis plus de dix ans.
Parmi les partis signataires figurent Fanmi Lavalas, le Parti haïtien tèt kale (Phtk), Congrès patriotique, Engagés pour le développement (Ede), l’Alliance pour une société sans exclusion (Ase) et Renmen Ayiti.
Cependant, plusieurs autres partis et organisations politiques ont dénoncé le pacte, le qualifiant de document illégal, imposé sans véritable consultation préalable.
Présenté officiellement le lundi 23 février 2026 par le gouvernement lors d’une cérémonie organisée à la Villa d’Accueil, siège des autorités de la transition, le document intitulé « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » viserait principalement à fournir un cadre de stabilité pour la période intérimaire actuelle, en plaçant la sécurisation du pays et l’organisation des élections parmi les priorités essentielles.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a salué la signature du pacte comme une responsabilité partagée par plusieurs protagonistes politiques.
Il appelle les acteurs à l’unité nationale, qui exige, dit-il, un engagement sans faille autour de principes communs.
De leur côté, les partis et regroupements politiques signataires de l’accord du 22 février 2026 attendent du gouvernement qu’il soit impartial, au service du pays et non d’une chapelle politique, a averti l’ancien député Jerry Tardieu, dirigeant du parti politique « En Avant », s’exprimant en leur nom.
Il a exhorté l’exécutif à rétablir rapidement les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et crédibles, selon un calendrier établi par le Conseil électoral provisoire (Cep).
« Les protagonistes politiques ont fait leur devoir en démontrant qu’un sursaut patriotique est possible. Désormais, la responsabilité incombe au gouvernement et au premier ministre », a-t-il déclaré.
Lors de la cérémonie, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), le Mexicain Carlos Ruiz Massieu, a salué un acte politique majeur, un moment d’espoir et de progrès.
Il a encouragé, tel que mentionné dans le pacte, la mise en place d’un système de gouvernance « impartial, technique et efficace », capable de créer les conditions pour accélérer le processus politique, mettre fin à la transition et assurer un transfert pacifique du pouvoir aux élu.e.s haïtien.ne.s.
Le Binuh a exprimé son appui à cet engagement, qui doit se traduire rapidement par des actions concrètes au service du peuple haïtien. [emb rc apr 25/02/2026 10:45]
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