P-au-P, 10 février 2026 [AlterPresse] --- L’Organisation des États américains (Oea) déclare reconnaitre que le premier ministre Alix Didier Fils Aimé et son cabinet devront diriger une période intérimaire « courte, ciblée et clairement orientée », après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (Cpt), le samedi 7 février 2026, selon une déclaration consultée par l’agence en ligne AlterPresse.
Elle encourage à consacrer cette période intérimaire à l’amélioration de l’environnement sécuritaire ainsi qu’à l’avancement des préparatifs en vue de la tenue d’élections nationales, conformément au calendrier publié.
Le premier tour des élections législatives et présidentielles est fixé au 30 août 2026, selon un calendrier électoral 2025-2026 publié officiellement en décembre 2025 par le Conseil électoral provisoire (Cep).
L’Oea plaide en faveur d’un soutien international continu, coordonné et durable pendant cette phase de transition et au-delà.
Elle estime fondamentale une approche dirigée et appropriée par les Haïtiennes et Haïtiens, et réaffirme, pour atteindre ces objectifs, la nécessité d’une consultation et d’un dialogue nationaux réguliers et structurés, afin de favoriser l’unité et de créer un processus politique et de gestion politique stable et propice.
La fin, le 7 février 2026, du mandat du Cpt est intervenue dans un climat d’incertitude politique, marqué par des divisions internes et l’emprise persistante des gangs armés sur le pays notamment la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince.
Les signataires d’une déclaration publiée le mercredi 4 février 2026 par le Secrétariat général de l’Oea ont jugé essentielle « une solution dirigée et assumée par les Haïtiennes et les Haïtiens ».
Ils ont appelé l’ensemble des parties prenantes à agir « dans l’intérêt de la paix, de la stabilité et pour le bien-être du peuple haïtien ».
Cette déclaration faisait suite à une réunion consultative tenue le lundi 2 février 2026, réunissant des ministres de la Communauté des Caraïbes (Caricom), le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (Binuh), ainsi que le Canada et les États-Unis.
L’organisation régionale s’engage à soutenir le peuple haïtien dans ce qu’elle appelle la prochaine phase de sa transition nationale vers un gouvernement élu, dans des conditions de sécurité améliorées.
L’Oea dit apporter actuellement un soutien technique et financier, respectivement, à la Police nationale d’Haïti (Pnh) et à l’Office national d’identification (Oni).
Elle met en garde les chefs de gangs et leurs soutiens contre toutes tentatives visant à compromettre la stabilité et la sécurité nationales, tout en soulignant l’importance du déploiement rapide et efficace de la Force de répression des gangs (Frg), conformément à la résolution 2793 du Conseil de sécurité de l’Organisatuon des Nations unies (Onu).
Fin septembre 2025, le Conseil de sécurité de l’Onu a approuvé la Frg, une nouvelle mission multinationale composée de 5,550 soldats et policiers, destinée à lutter contre les gangs terroristes en Haïti. Le déploiement complet de la Frg est prévu pour octobre 2026.
Cette force sera appuyée, sur les plans logistique et financier, par un nouveau Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (Banuh), qui devra être opérationnel d’ici le 31 mars 2026.
De janvier à décembre 2025, les violences liées aux gangs ont fait plus de 6,000 morts et provoqué le déplacement de plus de 1,3 million de personnes en Haïti. [emb apr 10/02/2026 10:25]
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