P-au-P, 29 janvier 2026 [AlterPresse] --- La Communauté des Caraïbes (Caricom) exhorte les protagonistes à mettre un terme aux divisions politiques actuelles au sein du pouvoir de transition, dans un contexte de criminalité persistance des gangs armés, dans une déclaration consultée par l’agence en ligne AlterPresse.
Cette fragmentation ne profite qu’aux groupes criminels, selon l’organisation régionale, qui appelle les parties prenantes à dépasser leurs divergences et parvenir à un consensus.
La Caricom réaffirme son espoir de voir rétablies une stabilité politique, une sécurité et une paix durables en Haïti, en vue de l’organisation des élections et de la concentration des efforts sur la croissance économique et le développement durable, au bénéfice de toutes les Haïtiennes et de tous les Haïtiens.
À la veille du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition,
divers acteurs s’expriment sur l’impasse politique en Haïti.
Le contexte actuel est marqué par de profondes divisions au sein du Conseil présidentiel de transition (Cpt), mais aussi entre certains de ses membres et le gouvernement.
Cinq membres du Cpt ont voté, le mercredi 21 janvier 2026, une résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, malgré les mises en garde des États-Unis d’Amérique, appuyées par le Canada, l’Union européenne, la France, l’Allemagne et l’Espagne.
Dans un message publié sur le réseau social X, le jeudi 22 janvier 2026, le Département d’État américain a qualifié d’« illégale » toute tentative du Cpt de modifier la composition du gouvernement.
Le maintien du premier ministre est « essentiel » aux efforts de lutte contre les gangs armés et de stabilisation du pays, insiste l’administration politique à Washington.
L’impasse actuelle au sein du Cpt, née des tentatives infructueuses de certains de ses membres pour destituer le premier ministre, complexifie davantage un processus de transition déjà tendu, souligne la Caricom.
Elle rappelle que le mandat du Cpt doit prendre fin le samedi 7 février 2026, conformément aux dispositions de l’accord politique du 3 avril 2024.
L’organisation régionale se dit préoccupée par « les troubles internes, qui se produisent au plus haut niveau de l’État haïtien », soulignant l’urgence d’une prise de décision stable et responsable, ainsi que la nécessité de placer le bien-être du peuple haïtien au premier plan.
Elle juge inacceptable que la population continue de subir violences et privations inimaginables.
Le Groupe de personnalités éminentes de la Caricom réaffirme sa disponibilité pour faciliter un accord entre les différentes parties prenantes, face à la multitude de propositions actuellement en circulation.
Un dialogue politique, lancé le 18 janvier 2026 par les autorités de transition afin de définir un mécanisme de gestion politique à l’issue du mandat du Cpt, n’a pas encore abouti à un consensus, dans un contexte marqué par une criminalité persistante instaurée par les gangs et une crise humanitaire aiguë. [emb gp apr 29/01/2026 09:50]
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