P-au-P., 11 juil. 2025 [AlterPresse] --- « Après plus de 5 mois de captivité, les ravisseurs ont finalement relâché mon père, Caristène Joseph, contre rançon, dans la soirée du jeudi 10 juillet 2025 », informe, avec soulagement, à AlterPresse/AlterRadio, l’ancien agent exécutif intérimaire de Kenscoff, José Joseph.
Enlevé le 29 janvier 2025, à 6:00 am (10:00 gmt), Caristène Joseph a vécu 5 mois et 13 jours d’angoisse dans les mains des kidnappeurs.
A sa sortie de captivité, la condition physique de Caristène Joseph suscite de vives préoccupations.
« Ses pieds sont enflés. Des éruptions cutanées sont visibles sur son corps. Il souffre de démangeaisons », confie son fils, José Joseph, qui prévoit de l’emmener, ce vendredi 11 juillet 2025, chez un médecin interniste ainsi qu’un dermatologue pour une évaluation médicale.
Les ravisseurs avaient transporté la victime jusqu’à Matissant (dans la périphérie sud de la capitale, Port-au-Prince), où elle a été séquestrée.
Lors de sa libération après des négociations intenses, Caristène Joseph a été escorté à moto jusqu’au Champs de Mars, à Port-au-Prince. De là, il a, lui-même pris un véhicule de transport public à destination de Delmas 75, où ses proches l’ont récupéré, relate l’ancien agent exécutif intérimaire de Kenscoff, José Joseph.
Le jour même de l’enlèvement de son père, des membres de gangs ont assassiné sa mère, Gracia Paul Caristène Joseph à Kafou bèt, rappelle-t-il.
Depuis le 27 janvier 2025, la commune de Kenscoff est la cible d’attaques armées meurtrières, qui ont fait plus de 150 morts du lundi 27 au jeudi 30 janvier 2025, selon un rapport de l’organisme de droits humains Fondasyon je klere (Fjkl).
En janvier 2025, au moins 13 personnes ont été tuées, dont une femme âgée de 93 ans.
11 autres ont été aussi enlevées par des gangs armés à Kenscoff.
Le jeudi 13 février 2025, 5 autres ont été kidnappées et séquestrées à Kenscoff, notamment à Kafou Bèt.
Les bandits armés avaient exigé le paiement de rançons pour leur libération.
Le mardi 28 janvier 2025, les assaillants ont implanté leurs bases criminelles dans sept (7) localités, incluant Belo et Godèt, en dépit des interventions de la Police nationale d’Haïti (Pnh) pour les déloger.
Lors de l’émission FwoteLide, en février 2025 sur AlterRadio 106.1 FM et sur plusieurs plateformes en ligne, José Joseph a appelé à une prise de conscience face à la criminalité croissante, qui ravage les zones périphériques de Port-au-Prince. [emb rc apr 11/07/2025 12:55]
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