P-au-P, 14 janv. 2025 [AlterPresse] --- Le parti politique Organisation du peuple en lutte (Opl) informe s’être retiré du Collectif des partis politiques du 30 janvier2023 [1], après l’alliance déclarée de ce regroupement politique avec la coalition criminelle des gangs armés Viv Ansanm, dans une note de protestation dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Cette alliance « constitue un acte politique honteux et une atteinte à la dignité et à l’honneur des communautés victimes des exactions de ladite coalition Viv Ansanm », fustige le parti politique Opl dans la note, portant la signature de son coordonnateur général par intérim, Marc Donald Jean.
Le parti politique Opl dit rejeter « toutes alliances contre nature avec des forces obscurantistes, comptant sur la violence et la barbarie des gangs lourdement armés pour conserver ou s’emparer de ce qui reste du pouvoir d’État ».
Le Collectif des partis politiques du 30 janvier 2023, le parti politique Engagés pour le développement (Ede) et l’accord du 21 décembre 2022 ont élaboré une proposition de sortie de crise, prônant la mise en place d’une présidence collégiale de trois (3) membres issus de la Cour de Cassation, de la société civile et du secteur politique.
Dans cette proposition, le nom de la coalition criminelle des gangs Viv Ansanm a été cité parmi les protagonistes non signataires de l’accord du 3 avril 2024, favorable à l’option de la Cour de Cassation.
La proposition de ces trois organisations politiques parle de la coalition Viv Ansanm, sans préciser qu’il s’agit d’une organisation criminelle.
Elle fait suite à une réunion, en date du 16 décembre 2024, tenue entre le Groupe des éminentes personnalités (Gep) de la Communauté des Caraïbes (Caricom) et les parties prenantes, sur, entre autres, le redressement du Conseil présidentiel de transition (Cpt), rappelle le document.
Installé depuis plus de 8 mois (depuis le jeudi 25 avril 2024) à la tête du pays, le Conseil présidentiel de transition (Cpt) a condamné fermement l’alliance qu’il juge « inacceptable » entre des partis politiques et la coalition criminelle des gangs armés Viv Ansanm, dans une déclaration de son coordonnateur, Leslie Voltaire, publiée sur son compte X, à l’occasion du 15e anniversaire du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010.
Cette condamnation de Voltaire fait suite aux assertions du président du Parti haïtien tèt kale (Phtk) Liné Balthazar, rapportant combien la coalition criminelle des gangs armés Viv ansanm participerait, comme protagoniste, à une réunion en vue d’une sortie de crise, impliquant la Communauté des Caraïbes (Caricom).
De son côté, le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (Spnh-17) réclame des enquêtes fiables concernant les alliances établies entre des politiciens et bandits armés, afin de punir tous les responsables politiques qui y sont impliqués, dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux.
Cette alliance entre les partis politiques et les bandits est contraire aux principes de la Constitution haïtienne, qui condamne le banditisme et exige clairement la protection de la vie et la sécurité de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, dénonce le Spnh-17, tout en déclarant reconnaitre l’importance du dialogue dans la crise politique actuelle. [emb rc apr 14/01/2025 12:30]
Suivez-nous – Abonnez-vous
[1] Le Collectif des partis politiques, signataires de la déclaration du 30 janvier 2023, regroupe les partis politiques Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (Greh), la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh), le Mouvement patriotique populaire dessalinien (Mopod), l’Organisation du peuple en lutte (Opl), le parti politique Pitit Desalin, le Parti haïtien tèt kale (Phtk) et l’Union nationale pour l’intégrité et la réconciliation (Unir)
MÉMOIRE D’ALTERPRESSE
Depuis 2001
-
Haïti : Les casques bleus accusés de violation de droits humains 18 novembre 2005




