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Haïti : Le Pacte national pour la transition, une responsabilité partagée, déclare Alix Didier Fils-Aimé

P-au-P, 24 février 2026 [AlterPresse] --- Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé salue comme une responsabilité partagée la signature, par plusiueurs protagonistes politiques, le dimanche 22 février 2026, du document intitulé « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ».

Il a fait cette déclaration lors de sa participation à une cérémonie officielle de présentation, le lundi 23 février 2026, dudit pacte, organisée à la Villa d’Accueil, siège des autorités de la transition, et suivie par l’agence en ligne AlterPresse.

Ce geste traduit, selon lui, la maturité et l’engagement politique des protagonistes politiques pour sauver le pays.

Fils-Aimé considère la signature de cet accord politique comme un engagement collectif et patriotique dans l’intérêt d’Haïti.

Le chef du gouvernement appelle les protagonistes politiques, qui sont parvenus, au-delà de leurs divergences, à l’unité nationale, qui exige, dit-il, un engagement sans faille autour des principes communs.

L’adoption de ce pacte serait le fruit de plusieurs jours de travail, de discussions et de consultations intenses, souligne Fils-Aimé, insistnt sur l’unité nationale, la paix, la sécurité et la stabilité politique.

Les partis et regroupements politiques signataires de l’accord politique du dimanche 22 février 2026 attendent du gouvernement qu’il soit impartial, au service du pays et non d’une chapelle politique, a averti, de son côté, le dirigeant du parti politique En Avant, l’ancien député Jerry Tardieu, s’exprimant au nom de ces derniers.

Jerry Tardieu appelle l’exécutif à rétablir rapidement les conditions sécuritaires, nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et crédibles, selon un calendrier établi par le Conseil électoral provisoire (Cep).

« Les protagonistes politiques ont fait leur devoir en démontrant qu’un sursaut patriotique est possible. Désormais, la responsabilité incombe au gouvernement et au premier ministre », a-t-il fait savoir.

Le Pacte considéré comme « un acte politique majeur »

Lors de la cérémonie, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (binuh), le Mexicain Carlos Ruiz Massieu, qualifie ledit pacxte d’ « acte politique majeur, un moment d’espoir et de progrès ».

Carlos Ruiz Massieu encourage, tel que mentionné dans le pacte, la mise en place d’un système de gestion politique « impartial, technique et efficace », capable de créer les conditions pour accélérer le processus politique, mettre fin à la transition et assurer un transfert pacifique du pouvoir aux élu.e.s haïtien.ne.s.

Le Binuh a exprimé son appui à cet engagement, qu’il espère voir « se traduire rapidement par des actions concrètes au service du peuple haïtien ».

Ont pris part à la cérémonie de présentation du Pacte, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique et consulaire accrédités en Haïti, des protagonistes politiques, ainsi que des reprrésentantes et eprésentants des secteurs économique et social.

La signature du document, intervenue le dimanche 22 février 2026 à Pétionville, s’est faite dans un contexte marqué par de profondes divisions politiques, des actes de terreur et de violences persistantes des gangs armés, une crise humanitaire et l’absence d’élections depuis plus de dix ans.

Cet accord conclu entre différents protagonistes dans la vie nationale et le gouvernement viserait à encadrer la période intérimaire afin de créer sans délai, les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation d’élections inclusives et transparentes selon le calendrier établi par le Conseil électoral provisoire (Cep).

Parmi les partis signataires, figurent les partis politiques Fanmi Lavalas, le Parti haïtien tèt kale (Phtk), Congrès patriotique, Engagés pour le développement (Ede), l’Alliance pour une société sans exclusion (Ase) et Renmen Ayiti.

Les voix dissidentes

Cependant, plusieurs autres partis et organisations politiques ont dénoncé le pacte proposé par le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Le regroupement, issu du Consensus politique pour le redressement national et la réorientation de la transition, a rejeté le document, plaidant pour une nouvelle transition d’une année.

Il appelle à la mise en place d’un exécutif bicéphale, l’élaboration immédiate d’un plan stratégique de sécurité pour rendre les élections possibles, ainsi qu’au respect strict de la souveraineté nationale et de l’intégrité des finances publiques.

Dans une note de dénonciation, le parti politique Pitit Dessalines, dirigé par Jean-Charles Moïse, membre du Consensus politique pour le redressement national et la réorientation de la transition,, qualifie le pacte de « fiasco », dénonçant « un échec cuisant » et « une imposture flagrante légalisant l’illégalité ». [emb rc apr 24/02/2026 12:35]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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