P-au-P, 08 juil. 2025 [AlterPresse] --- Le gouvernement dénonce comme « un acte de trop » l’incendie, dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet 2025, du monument emblématique du patrimoine haïtien, l’Hôtel Oloffson, situé à proximité du quartier de Carrefour Feuilles dans la banlieue sud-est de la capitale, Port-au-Prince., dans une note consultée par AlterPresse.
Le bureau du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé condamne l’incendie de ce « joyau architectural et symbole vivant de l’histoire haïtienne », qu’il qualifie d’« acte criminel d’une violence inqualifiable ».
Le gouvernement exprime son indignation la plus ferme et appelle chaque Haïtienne et chaque Haïtien au sursaut.
L’heure n’est plus à l’indifférence, ni aux divisions, mais à l’unité nationale, affirme-t-il.
« Ce lieu emblématique, qui a vu défiler artistes, écrivaines et écrivains, visiteuses et et visiteurs du monde entier, n’est plus. C’est une part de l’âme de Port-au-Prince, de la mémoire nationale et du patrimoine haïtien, qui vient d’être anéantie ».
Plus de 80 % des territoires dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince sont sous l’emprise de gangs armés, qui sèment aussi la terreur dans plusieurs communes des départements du Plateau central et l’Artibonite.
Depuis l’année 2023, le quartier de Carrefour-Feuilles subit des assauts répétés de gangs armés.
En s’en prenant désormais « à notre culture, à notre identité, à ce qui fait de nous un peuple », des bandits armés ont franchi un nouveau cap dans la terreur, fustige le gouvernement de transition.
Tout en se disant pleinement conscient de la gravité de la situation, il souligne l’urgence de se mobiliser ensemble contre le banditisme, « qui menace notre survie collective ».
« Toutes les ressources continueront d’être mobilisées pour traquer, démanteler et déraciner ces groupes armés », promet-il de nouveau, s’egageant à ce que « ce crime contre la nation ne restera pas impuni ».
« Vous ne détruirez pas Haïti. Vous avez allumé un feu, qui réveillera la conscience d’un peuple debout », lance-t-il, comme mise en garde aux fauteurs de chaos en Haïti.
L’Hôtel Oloffson fut érigé à la fin du XIXe siècle comme résidence privée pour la famille de Tirésias Simon Sam (président d’Haïti du 31 mars 1896 au 12 mai 1902, date de sa déposition à la suite d’un mouvement insurrectionnel), puis converti en établissement hôtelier en 1935.
Il acquit une renommée internationale, en accueillant de nombreuses et de nombreux artistesm visiteuses, visiteurs et personnalités du monde entier. [emb rc apr 08/07/2025 10:25]
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