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Haïti-Genre : Le Rnddh réclame justice pour une mineure violée dans la Grande Anse

P-au-P, 17 mars 2026 [AlterPresse] --- Le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) et sa structure départementale de la Grande-Anse exigent des autorités policières et judiciaires l’arrestation, la poursuite et la condamnation, avec la plus grande rigueur, de Clivens Logiste et de ses deux cousins complices, Kedson et Kensley Logiste, pour le viol d’une mineure à Chambellan, dans le département de la Grande Anse, selon un communiqué consulté par l’agence en ligne AlterPresse.

L’organisation appelle à des actions immédiates contre les auteurs et à une protection renforcée pour la survivante.

Elle recommande également à l’Institut du bien-être social et de recherches (Ibesr) d’assurer à la victime un accompagnement approprié.

Une vidéo de l’agression, circulant sur les réseaux sociaux depuis février, a suscité un vif tollé.

Trois prédateurs sexuels ont agressé la mineure, enregistré leur crime, puis utilisé la vidéo pour la harceler et continuer à l’abuser, dénonce le Rnddh.

L’organisation déplore que la communauté de Chambellan n’ait pas pris position contre les agresseurs, mais ait au contraire stigmatisé la survivante.

Le Rnddh fustige également l’institution mixte Joseph Claude Bernard, qui n’a pris aucune mesure pour protéger la mineure après avoir eu connaissance de l’agression.

« L’école a remis la jeune fille à ses parents, sans accompagnement ni orientation pour son avenir scolaire. Pire encore, elle aurait fourni de fausses informations aux autorités policières sur l’identité des agresseurs et permis à un des complices, Kensley Logiste, de continuer à suivre ses cours, facilitant la fuite d’un autre, Clivens Logiste », souligne le communiqué.

Face aux menaces proférées par la famille des agresseurs contre la survivante, le Rnddh demande aux autorités judiciaires et policières de la Grande Anse de traiter l’affaire avec célérité et de poursuivre toutes les personnes impliquées.

Il insiste sur la nécessité d’étendre les investigations afin de protéger la jeune fille et sa famille.

Le communiqué rappelle que les violences sexuelles contre les femmes et les mineurs constituent un enjeu mondial, et que de nombreux pays renforcent leur législation pour punir ces crimes.

Dans ce contexte, le Rnddh estime qu’Haïti doit sévir fermement contre les prédateurs sexuels et considérer la diffusion d’images sexuelles ou pédopornographiques comme une circonstance aggravante du viol.

L’organisation appelle à une révision du nouveau code pénal, afin d’y inscrire des dispositions plus spécifiques et des sanctions proportionnelles aux dommages causés par la publication d’images privées.

Elle souligne combien ce dossier illustre le niveau préoccupant de banalisation des viols dans le pays et dans le département de la Grande Anse.

Selon le dernier rapport des Nations unies sur la situation des droits humains en Haïti, plus de 8 000 incidents de violences basées sur le genre ont été recensés en 2025, dont plus de la moitié relevaient de violences sexuelles, et près des deux tiers constituaient des viols collectifs.

Les enfants ne sont pas épargnés : 566 cas de violences sexuelles contre des mineurs ont été documentés, dont 160 cas de viols collectifs. [mff emb apr 17/03/2026 10 :20]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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