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Haïti-Gangs : 5 personnes kidnappées dans une attaque de Gran grif à Saint-Marc, selon Ocha

Une bonne partie de l’Artibonite toujours sous influence du gang Gran grif de Savien, siganle Ocha

Saint-Marc (Haïti), 11 oct. 2024 [AlterPresse] --- Cinq personnes ont été enlevées, le mardi 8 octobre 2024, dans la localité appelée Grasèt, à Saint-Marc, dans le département de l’Artibonite (Nord), lors d’une nouvelle attaque du gang armé Gran grif de Savien, indique le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

Cette information contenue dans un rapport daté du jeudi 10 octobre 2024, transmis à l’agence en ligne AlterPresse, est cependant démentie par la police.

Interrogé par AlterPresse/AlterRadio, Lionel Lazarre, porte-parole adjoint de la police, a rejeté d’un revers de main l’information assimilée à une tentative d’intoxication.

Plus de 115 résidentes et résidents ont été assassinées et 357 autres blessées, dans une attaque perpétrée le jeudi 3 octobre 2024 à Pont-Sondé, dans le département de l’Artibonite.

L’Organisation internationale pour les migrations (Oim) a fait état de 6,742 personnes déplacées, dont 78% sont en familles d’accueil et 22% dans six sites, apres les assauts armés du gang Gran grif de Savien.

Plusieurs personnes dans « la population ont été attaquées à l’intérieur de leurs maisons. Certaines d’entre elles ont réussi à s’échapper, en traversant la rivière vers d’autres zones. Bien que les membres du groupe armé (Gran grif) aient quitté la localité après l’attaque, la région reste sous leur influence », rapporte Ocha.

L’organisme de défense des droits humains Fondasyon je klere (Fjkl) critique l’absence de « réponses satisfaisantes » au niveau de l’appareil de l’État pour éviter le massacre perpétré, le jeudi 3 octobre 2024, à Pont Sondé (département de l’Artibonite), par le gang Gran grif de Savien, dans un rapport.

Ce massacre de Pont Sondé traduit une banalisation du droit à la vie en Haïti, dénonce la Fjkl, faisant remarquer combien ce drame aurait pu être évité si un seul char blindé était posté à Pont Sondé.

Dans une note, le gouvernement de transition de Garry Conille a promis de traquer et de traduire en justice les criminels, responsables des actes abominables commis à Pont Sondé.

L’archevêque métropolitain de Port-au-Prince, Max Leroy Mésidor, président de la Conférence des évêques (catholiques romains) d’Haïti (Ceh), a appelé les autorités de la transition à prendre toutes les dispositions, pour fermer le robinet de sang, qui coule en Haïti. [emb rc apr 11/10/2024 12:30]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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