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Haïti-Féminicide : Kay Fanm exige justice et transparence après l’assassinat de l’étudiante Neïssa Tima

P-au-P, 03 févr. 2026 [AlterPresse] --- L’organisation féministe Kay Fanm se dit profondément choquée par l’assassinat de Neïssa Tima, une étudiante de 19 ans, survenu le lundi 26 janvier 2026 dans des circonstances qualifiées de troublantes.

Dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse, Kay Fanm présente ses sincères condoléances à la famille de la victime et à ses proches, tout en appelant les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur ce crime.

L’organisation dit espérer qu’il ne s’agira pas d’« une énième enquête sans lendemain », venant s’ajouter à la longue liste des crimes impunis en Haïti.

Rappelant combien les féminicides ne sont pas uniquement le fait des gangs armés, mais surviennent aussi dans le cadre de relations interpersonnelles ou de proximité, Kay Fanm souligne ce combien ce type de violence ne saurait être banalisé, ni réduit à un simple fait divers.

Chaque féminicide non élucidé constitue, selon l’organisation, un déni des droits humains des femmes et un échec pour la justice.

Kay Fanm exige que la justice agisse avec célérité, fasse preuve de transparence, et informe régulièrement la famille de la victime de l’état d’avancement du dossier.

Par ailleurs, l’Office de la protection de la citoyenne et du citoyen (Opc) et le Ministère à la condition féminine et aux droits des femmes (Mcfdf) réclament également justice pour Neïssa Tima, dans des notes séparées.

Une plainte formelle, assortie d’une constitution de partie civile, a été déposée contre le gynécologue Mackenzy Dorlus et son neveu Wesner Dorlus, mis en cause dans le dossier, informe l’Opc.

Inscrite en première année de gestion des affaires à l’Université privée Quisqueya, Neïssa Tima a été retrouvée morte à l’arrière d’un véhicule, stationné devant l’hôpital Plurimedic, à Pétionville. Le corps présentait des traces de violences, selon l’Opc.

Wesner Dorlus, retrouvé inconscient à ses côtés, est décédé le dimanche 1ᵉʳ février 2026, selon des médias locaux.

Le Mcfdf indique que le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince s’est officiellement saisi du dossier, qu’une autopsie a été requise et qu’un ordre d’interdiction de départ a été émis pour préserver l’enquête.

L’Université Quisqueya exprime sa solidarité avec la famille de la victime et la communauté universitaire endeuillée. [apr 03/02/2026 09:00]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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