P-au-P., 02 sept. 2026 [AlterPresse] --- La Direction générale de la migration (Dgm) de la République dominicaine annonce avoir expulsé, durant le week-end du 28 au 30 août 2026, 3 492 étrangers en situation irrégulière, selon un communiqué consulté par AlterPresse.
Les personnes arrêtées lors d’opérations simultanées dans plusieurs provinces ont été remises aux autorités haïtiennes par les postes frontaliers de Dajabón, Elías Piña, Jimaní et Pedernales.
Le jeudi 27 août, Haïti avait déjà accueilli 161 personnes expulsées à la suite de deux vols distincts en provenance des États-Unis et des Bahamas, atterrissant à l’aéroport international du Cap-Haïtien.
Parmi les 57 personnes renvoyées par les autorités américaines figuraient deux familles avec des enfants nés aux États-Unis et au Brésil.
Le plus jeune passager, âgé de trois ans, était né aux États-Unis, a rapporté le journal Miami Herald.
Ces expulsions surviennent dans un contexte de violence accrue des gangs et de la fin du Statut de protection temporaire (Tps) accordé aux ressortissants haïtiens aux États-Unis.
Dans la presse, des parents expulsés ont dénoncé la décision américaine, jugeant préoccupant le renvoi d’enfants nés à l’étranger vers un pays en crise sécuritaire et humanitaire. Ils ont également critiqué les autorités haïtiennes pour avoir accepté leur retour.
Ce vol constituait le deuxième en une semaine. Le précédent, arrivé le 20 août, transportait 161 personnes, dont plus d’une douzaine avec des antécédents judiciaires, notamment pour des infractions sexuelles impliquant des enfants, selon Miami Herald.
Un avion de Bahamasair a également rapatrié 104 ressortissants haïtiens depuis Nassau. Le groupe comprenait 76 hommes, 27 femmes et une mineure, arrêtés dans différentes îles de l’archipel.
Les autorités bahaméennes affirment intensifier leurs opérations migratoires, procédant à plus de 2 000 rapatriements annuels concernant diverses nationalités.
« Nous rapatrions systématiquement chaque personne », a déclaré Chad Adams, directeur adjoint du Département de l’immigration, précisant que les opérations concernent aussi des Dominicains, Brésiliens, Américains, Équatoriens et autres.
En juillet 2026, les États-Unis ont officiellement mis fin au Tps pour Haïti, avec une cessation effective au 27 juillet.
Washington avait averti Port-au-Prince de se préparer à une augmentation des expulsions, pouvant atteindre 250 personnes par semaine via deux vols hebdomadaires. [emb apr 02/09/2026 14 :00]
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