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Haïti-Éducation : Rentrée du 7 septembre 2026 incertaine pour 2,600 élèves de Regina Assumpta au Cap-Haïtien

À trois jours de la rentrée scolaire, prévue le 7 septembre 2026, l’incertitude persiste au Collège Régina Assumpta du Cap-Haïtien. Une partie des installations de l’établissement a été détruite dans le cadre de travaux visant à rétablir l’écoulement d’un canal de drainage, mais les conditions actuelles du site ne permettraient pas, selon la direction, d’accueillir les élèves et étudiant·es.

Par Charilien Jeanvil

P-au-P., 4 septembre 2026 [AlterPresse] — Alors que le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) fixe au lundi 7 septembre 2026 l’ouverture de l’année académique 2026-2027, l’incertitude persiste sur la reprise des activités au Collège Régina Assumpta, au Cap-Haïtien. Une partie des installations de l’établissement a été détruite dans le cadre de travaux visant à permettre à un canal de drainage de rejoindre la mer.

La direction du Collège affirme que l’état actuel du site ne permet pas d’accueillir dans des conditions acceptables les élèves et étudiant·es à la date prévue pour la rentrée.

La situation s’inscrit dans le contexte plus général des difficultés d’assainissement et d’évacuation des eaux auxquelles est confrontée la ville du Cap-Haïtien. Le rétablissement du fonctionnement de certains ouvrages de drainage constitue un enjeu pour les autorités locales.

La Délégation départementale du Nord a procédé, le 7 août 2026, à la destruction d’une partie du Collège Régina Assumpta, afin de permettre à un canal de drainage traversant le site de rejoindre la mer.

Mais la direction de l’établissement conteste les modalités de l’intervention.
Les parties détruites n’ont pas encore été déblayées, affirme-t-elle. Une odeur nauséabonde provenant du canal, où s’accumulent des détritus de toutes sortes, envahit également les lieux. Le canal, resté à ciel ouvert, ajoute aux difficultés auxquelles se trouve confronté l’établissement.

Une démolition demandée dans le cadre des travaux de drainage

Selon la direction du Collège, la Délégation départementale du Nord avait demandé la destruction d’une partie de l’établissement pour rétablir la connexion du canal de drainage avec la mer.

Le Collège affirme avoir demandé un délai supplémentaire avant la démolition, afin de permettre une meilleure planification des travaux. Il dit également avoir sollicité un calendrier précisant les différentes étapes de l’intervention ainsi que les délais prévus pour le déblaiement du site.

Ces demandes seraient restées sans réponse.

La direction indique toutefois avoir accepté le principe d’une intervention, compte tenu de la situation environnementale de la ville et de la nécessité d’améliorer son système de drainage.

Elle rappelle avoir notamment accepté la démolition de deux salles de classe afin de faciliter les travaux nécessaires entre la rue du Quai et le Boulevard, au niveau des rues 20 et 21, où se situe le campus.

Le Collège regrette cependant que les observations formulées par son ingénieur n’aient pas été prises en compte dans la recherche d’une solution qu’il estime durable.

Des démarches auprès des autorités

La direction affirme avoir demandé aux autorités locales un plan de travail et une entente sur les modalités d’intervention.

Elle dit également avoir adressé des correspondances au ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, ainsi qu’au ministre des Travaux publics, Transports et Communications, Joseph Almathe Pierre-Louis, pour demander la sauvegarde des bâtiments et la préservation du fonctionnement de l’institution.

Ces démarches n’auraient pas permis, selon le Collège, d’obtenir les réponses attendues.

L’établissement réclame désormais de la Délégation départementale du Nord des précisions sur le calendrier de finalisation des travaux et le déblaiement du terrain, afin de pouvoir déterminer les conditions de poursuite de ses activités.

Plus de 2 600 élèves et étudiant·es concernés

Fondé en 1958 et dirigé par les Sœurs de Sainte-Croix, le Collège Régina Assumpta accueille plus de 2 600 élèves et étudiant·es, du kindergarten aux niveaux fondamental, secondaire et universitaire.

L’incertitude autour de la reprise des activités concerne donc une importante communauté scolaire, composée d’élèves et étudiant·es, de personnel enseignant et administratif ainsi que de parents.

Pour la direction, l’enjeu est désormais de pouvoir disposer d’un site débarrassé des débris et de conditions permettant d’assurer la sécurité et la continuité des activités scolaires.

Assainissement et continuité scolaire

Le dossier met en tension deux nécessités : la réalisation de travaux destinés à améliorer le drainage du Cap-Haïtien et la préservation des conditions nécessaires au fonctionnement d’un établissement scolaire majeur de la ville.

La direction du Collège ne remet pas en cause, dit-elle, la nécessité d’améliorer l’assainissement. Elle demande toutefois une planification des travaux et une coordination permettant de limiter leur impact sur les activités de l’établissement.

À trois jours de la rentrée officielle, une question demeure donc sans réponse au Collège Régina Assumpta : dans quelles conditions les élèves et étudiant·es pourront-ils reprendre le chemin des classes le lundi 7 septembre ? [cj gp apr 04/09/2026 08 :00]

Photos : Capture d’écran

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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