P-au-P, 20 janvier 2026 [AlterPresse] --- La Coalition des plateformes et des syndicats pour une éducation haïtienne de qualité (Coplasehq), qui regroupe 17 organisations syndicales nationales, départementales et communales, annonce la tenue d’une grève générale dans le secteur éducatif en Haïti, à partir du mardi 20 janvier 2026, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Ce mouvement de grève vise à dénoncer le non-respect, par l’État, de l’accord signé le 20 janvier 2025 avec plusieurs syndicats d’enseignantes et d’enseignants.
La signature de cet acte d’engagement devait répondre aux principales revendications des syndicats, notamment une amélioration des conditions de travail des enseignantes et enseignants, l’octroi d’avantages sociaux, la nomination des enseignantes et enseignants contractuel.le.s et le paiement des arriérés de traityements.
L’accord avait permis de mettre fin à une grève, qui paralysait les écoles publiques au cours du mois de janvier 2025.
La mise en œuvre de cet accord traine, critique, dans une note, le Regroupement des enseignantes et enseignants du fondamental pour une éducation rénovée par des actions nouvelles et solidaires (Referans), qui affirme soutenir la grève générale lancée par la plateforme.
Face au refus des dirigeants de l’État de respecter l’acte d’engagement du 20 janvier 2025, le syndicat Referans déclare être contraint de demander à toutes et tous ses membres et alliés dans les écoles fondamentales du pays, en particulier ceux des 39 réseaux de l’École fondamentale d’application et centre d’appui pédagogique (Efacap), de suivre strictement le mot d’ordre de grève, lancé par la Coplasehq à partir du mardi 20 janvier 2026.
Il invite à collaborer pour la réussite de la grève générale, entamée le 20 janvier 2026, dans le respect de la loi, afin d’envoyer un signal fort aux autorités de l’État.
Le syndicat fustige l’irresponsabilité du Conseil présidentiel de transition (Cpt), du Bureau du premier ministre, du Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), et du Ministère de l’économie et des Finances (Mef), qui ont choisi de ne pas respecter l’acte d’engagement du 20 janvier 2025, tout en planifiant une prétendue « refondation du système éducatif ».
Le regroupement des enseignantes et enseignants du secteur public appelle également à la solidarité des écoles privées dans le respect de cette grève, afin de pousser l’État à agir rapidement.
Après le 20 janvier 2026, les actions syndicales prendront toutes les autres formes légales, annonce-t-il.
Le syndicat Referans appelle le personnel éducatif, public comme privé, ainsi que les autres secteurs du pays à unir leurs forces, pour contraindre l’État à offrir une éducation de qualité aux générations futures. [emb rc apr 20/01/2026 12:45]
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