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Haïti-Crise politique : D’anciennes ministres et secrétaires d’État proposent un exécutif bicéphale composé d’une femme et d’un homme

P-au-P, 15 janvier 2026 [AlterPresse] --- À l’approche de l’échéance du mandat du Conseil présidentiel de transition (Cpt), le samedi 7 février 2026, le Club des anciennes ministres et secrétaires d’État d’Haïti (Camseh) préconise la mise en place d’un exécutif bicéphale moderne, composé d’une femme et d’un homme à la présidence et à la tête du gouvernement, afin d’éviter un vide institutionnel dans le pays, dans une prise de position transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Cette proposition, conforme à l’esprit de la Constitution de 1987 amendée, vise à favoriser un consensus sur l’après-7 février (2026) et à prévenir le chaos institutionnel, souligne le Club des anciennes ministres et secrétaires d’État d’Haïti [1].

Le Camseh exprime ses vives préoccupations face à la crise politique actuelle, à moins d’un mois de la fin du mandat du Cpt, qui n’a pas su atteindre les objectifs fixés.

Le Cpt avait été investi le jeudi 25 avril 2024 au Palais national, pour rétablir la sécurité en reprenant les territoires perdus, organiser des élections générales inclusives, honnêtes et démocratiques, convoquer une Conférence nationale, tenir un référendum autour d’un projet de Constitution et assurer la reprise des activités économiques, tout en améliorant les conditions de vie des communautés vulnérables vivant dans une extrême pauvreté, rappelle le Club des anciennes ministres et secrétaires d’État d’Haïti.

Le Camseh plaide pour la formation d’un gouvernement inclusif, respectant la politique paritaire de l’État, soit 50 % de femmes et 50 % d’hommes, et intégrant des personnes à mobilité réduite disposant d’une expertise avérée en administration publique.

Il suggère également la mise en place, presque simultanément, d’un organe de contrôle de l’exécutif composé de 12 membres au maximum, ainsi que l’organisation d’élections générales crédibles, inclusives et démocratiques, devant conduire à l’installation de nouvelles élues et de nouveaux élus en 2027.

L’instabilité sécuritaire et institutionnelle persistante a empêché la tenue de scrutins, depuis 2016 dans le pays.

Un premier tour des prochaines élections législatives et présidentielles est prévu pour le 30 août 2026. Mais, l’un des défis majeurs reste le cycle de terreur et d’autres violences des gangs armés, qui terrorisent la population en divers points du territoure national.

Le Club des anciennes ministres et secrétaires d’État d’Haïti appelle à rétablir l’autorité de l’État et à restaurer la confiance de la population envers ses dirigeantes et dirigeants.

Il insiste sur la nécessité de mettre en œuvre des politiques publiques en faveur des Personnes déplacées internes (Pdi), d’accompagner les familles monoparentales et les filles-mères, et de combattre la corruption.

Pour résoudre la crise politique, économique, sociale et humanitaire, le Camseh invite toutes et tous à travailler ensemble dans l’intérêt supérieur de la Nation, afin de garantir le retour à la sécurité et l’émergence de dirigeantes et dirigeants légitimes.

Différentes propositions, émanant de divers secteurs et personnalités, affluent pour tenter de trouver une issue à la crise politique, abant le samedi 7 février 2026.

Dans une prise de position publiée en mai et en novembre 2025, le Mouvement haïtien de sauvetage national (Mohsana) a invité à substituer au Cpt une administration technocratique, politiquement neutre, intègre et engagée dans la recherche du bien commun et la défense de l’intérêt national.

La classe politique traditionnelle et le secteur privé des affaires ne peuvent plus diriger la transition, estime le Mohsana.

Dans une tribune en date du 13 janvier 2026, Roromme Chantal, professeur de science politique et spécialiste des relations internationales et des questions chinoises à l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton, conseille la mise en place d’une instance collégiale et crédible de modération politique, seule à même de restaurer un minimum de consensus national, à l’approche du 7 février 2026, date charnière de la transition politique haïtienne.

L’auteur dit plaider pour l’abandon d’une médiation personnalisée. alors que Mgr. Pierre-André Dumas a été proposé comme médiateur dans la crise actuelle, de la part de coalitions politiques, d’organisations de la société civile, de corps constitués ainsi que de personnalités nationales et internationales. [

Cependant, l’évêque catholique romain d’Anse-à-Veau et de Miragoâne, Mgr. Pierre-André Dumas - proposé comme médiateur dans la crise actuelle, à l’approche de l’échéance du mandat du Conseil présidentiel de transition (Cpt), prévue le samedi 7 février 2026 - a annoncé son retrait de toute implication directe et opérationnelle dans ce processus, selon une note de clarification en date du 13 janvier 2026. [emb rc apr 15/01/2026 12:45]


[1La prise de position du Camseh est signée par son Conseil exécutif, composé de l’ancienne ministre de la Culture et de la Communication d’Haïti, Josette Darguste (présidente), de l’ancienne secrétaire d’État à la Formation professionnelle, Marina Gourgue (vice-présidente), de l’ancienne ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marie Denise Claude (secrétaire générale), de la secrétaire d’État au Ministère des Cultes, Marie Evelyne César (secrétaire générale adjointe), ainsi que de l’ancienne secrétaire d’État à l’Alphabétisation, Paulna J. Brutus (trésorière).

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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