P-au-P, 22 janvier 2026 [AlterPresse] --- Le Panama, qui collabore avec les États-Unis pour répondre à la crise sécuritaire en Haïti, encourage les protagonistes politiques haïtiens à faire primer l’intérêt national sur les divergences politiques partisanes.
Cette déclaration a été faite lors d’une réunion consacrée à la situation en Haïti, le mercredi 21 janvier 2025, suivie par l’agence en ligne AlterPresse.
Il a appelé la classe politique haïtienne, ainsi que la société dans son ensemble, à maintenir un dialogue constructif et à parvenir à une solution consensuelle à l’approche de l’échéance du mandat du Conseil présidentiel de transition (Cpt), le samedi 7 février 2026.
Le Panama avait déjà co-parrainé, avec les États-Unis, le projet de résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2025, autorisant la création d’une Force de répression des gangs (Frg) destinée à lutter contre les violences armées croissantes en Haïti.
« Haïti n’a pas de temps à perdre avec des luttes intestines prolongées », a déclaré le représentant spécial du Secrétaire général pour Haïti et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), le Mexicain Carlos Ruiz Massieu.
Massieu a exhorté les actrices et acteurs politiques haïtiens à trouver un terrain d’entente avant le 7 février 2026, date marquant la fin du dispositif transitoire actuel.
Des secteurs politiques sont à couteaux tirés quant à la manière de remplacer les autorités de transition en place.
De son côté, le représentant permanent d’Haïti auprès des Nations unies à New York, Ericq Pierre, a mis en avant les efforts du Cpt pour parvenir, par consensus national, à un nouvel accord politique garantissant une transition ordonnée et évitant tout vide institutionnel.
Ericq Pierre a également appelé le Binuh à poursuivre son assistance électorale, à renforcer son soutien à une politique nationale de désarmement, de démobilisation et de réintégration, et à contribuer à la lutte contre les détentions prolongées.
« Sans une justice crédible et opérationnelle, aucune paix durable ne peut être envisagée en Haïti ».
La Chine a souligné que la solution fondamentale à la crise haïtienne « réside dans l’établissement, dans les plus brefs délais, d’un gouvernement légitime, efficace et responsable ».
Elle met en garde contre l’utilisation de la transition politique comme prétexte à la procrastination ou au déni de responsabilité.
Le gouvernement des États-Unis a rappelé que son objectif en Haïti reste l’instauration d’un minimum de sécurité et de stabilité, menaçant de sanctions toute personne soutenant une démarche favorable aux gangs armés.
Cet avertissement survient dans un contexte de fortes tensions à Port-au-Prince, marqué par des blocages de rues à l’approche de la fin du mandat du Cpt, prévue le 7 février 2026.
Parallèlement, le Cpt a engagé depuis le 18 janvier 2026, un dialogue politique avec divers acteurs, alors que la crise sécuritaire persiste sous l’emprise des gangs malgré les offensives menées par les forces de l’ordre depuis décembre 2025 pour tenter de reprendre le contrôle de plusieurs territoires de la capitale. [emb rc apr 22/01/2026 10:30]
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