P-au-P., 24 sept. 2026 [AlterPresse] --- Le président de la République Dominicaine, Luis Abinader Corona, a exhorté l’Organisation des Nations unies (Onu) « à agir sans délai » face à la crise en Haïti, lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, à New York (États-Unis), le mercredi 23 septembre 2026, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Il appelle à l’achèvement du déploiement de la Force de répression des gangs (Frg), à la fourniture des troupes et ressources manquantes, au respect de l’embargo sur les armes et au renforcement des institutions haïtiennes, « afin que la sécurité puisse être assurée demain par ses propres moyens ».
Le président dominicain demande au Conseil de sécurité des Nations unies de renouveler le mandat de la Frg, qui expire le 30 septembre 2026.
La Frg a officiellement commencé son déploiement le 1er avril 2026.
Selon un rapport, publié en septembre 2026 par l’Observatoire Global initiative against transnational organized crime (Gitoc), environ 1,083 agents sont actuellement actifs sur le terrain, sur les 5,500 prévus d’ici décembre 2026.
Le porte-parole Igor Rugwiza a toutefois reconnu que cet objectif ne serait pas atteint d’ici octobre 2026.
Le renouvellement du mandat de la Frg doit être examiné fin septembre 2026 par le Conseil de sécurité de l’Onu.
« Il n’existe pas de solution dominicaine à la crise haïtienne. La solution d’Haïti se trouve en Haïti », a déclaré le président dominicain, estimant que son pays a déjà assumé sa part.
Il insiste sur l’obligation de la communauté internationale de permettre aux enfants haïtiens de retourner à l’école, aux jeunes d’entrevoir un avenir dans leur pays et, dès que les conditions le permettront, de voter « pour la première fois en dix ans ».
Abinader a réaffirmé que la crise haïtienne constitue une menace directe pour la paix et la sécurité régionales, citant l’emprise de réseaux criminels transnationaux qui contrôlent des territoires, trafiquent armes et personnes, et recrutent des enfants.
Il a évoqué le cas de Kenscoff, où des gangs ont assassiné, le 24 août 2026, au moins 47 personnes, dont cinq enfants, en une seule nuit.
Environ 1,5 million d’Haïtiennes et d’Haïtiens ont été déplacé.e.s, dont la moitié sont des enfants.
« L’Assemblée générale des Nations unies ne peut pas se résigner à ce que les massacres deviennent la norme pour le peuple haïtien », a martelé Luis Abinader. [emb apr 24/09/2026 11:50]
Suivez-nous – Abonnez-vous
MÉMOIRE D’ALTERPRESSE
Depuis 2001
-
Haïti : Près de 800.000 électeurs inscrits sur 4,5 millions 29 juillet 2005




