P-au-P, 02 mars 2026 [AlterPresse] --- Plusieurs membres de gangs ont été tués lors de nouvelles offensives menées par la Police nationale d’Haïti (Pnh), entre le vendredi 27 février et le dimanche 1er mars 2026, dans les communes de Croix-des-Bouquets et de Tabarre (nord-est de Port-au-Prince), selon les informations recueillies par l’agence en ligne AlterPresse.
Le dimanche 1er mars 2026, à Croix-des-Bouquets, notamment à Carrefour Marassa, Duval et Santo 25, six (6) bandits ont été abattus dans des échanges de tirs avec la Pnh.
Quatre (4) tranchées, creusées par des gangs pour piéger les forces de l’ordre, ont été presque entièrement comblées.
Deux (2) véhicules blindés ont été immobilisés à la suite d’incidents jugés mineurs, lors des opérations mobilisant les unités temporaire anti-gangs (Utag) et départementale de maintien de l’ordre (Udmo - Ouest 2), appuyées par des drones et la section des engins lourds de la Pnh, rapporte l’institution policière.
Ces actions auraient permis de dégager des axes stratégiques et de réduire significativement les capacités de nuisance du gang terroriste 400 Mawozo, dont les membres ont évité l’affrontement direct.
La Pnh réaffirme sa détermination à poursuivre les opérations jusqu’au rétablissement de la sécurité et à la protection de la population civile.
Offensives à Tabarre
Le vendredi 27 février 2026, une nouvelle offensive a été lancée à Tabarre, à Carrefour Marassa, contre des gangs terroristes. Plusieurs d’entre eux ont été tués.
Les unités spécialisées de la Pnh, déployées sur le terrain, ont comblé les tranchées creusées par les criminels pour bloquer la progression des véhicules blindés et paralyser l’avancée des forces de l’ordre.
Des fouilles policières, effectuées dans plusieurs bâtiments de la zone, ont permis de découvrir un important stock de cocktails Molotov, que les bandits prévoyaient d’utiliser contre les agents. Ces engins ont été détruits sur place et jetés dans les tranchées précédemment comblées.
Ces offensives font suite à une réunion stratégique de haut niveau, tenue le mercredi 25 février 2026 entre le Ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp), la Pnh et le Conseil exécutif intérimaire de Delmas, autour du renforcement de la sécurité nationale et de la consolidation de la stabilité institutionnelle.
Cette rencontre s’est déroulée dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de kidnapping, notamment à Delmas.
Six présumés ravisseurs et deux policiers nationaux ont été tués dans cette zone, le lundi 23 février 2026, lors d’une intervention visant à déjouer un enlèvement.
La réunion aurait permis de définir des mécanismes plus efficaces pour optimiser le déploiement des patrouilles mobiles et des points fixes, ainsi que pour intensifier les opérations de prévention et de répression dans les dix départements géographiques.
Les mesures adoptées visent également à renforcer le contrôle interne des troupes, garantir une identification stricte et visible des agents de la Pnh, et accroître les opérations ciblées de contrôle routier et de perquisition, sur la base de renseignements fiables.
La séance de travail a réuni le haut commandement de la Pnh, des représentants de l’État central ainsi que le Conseil exécutif intérimaire de Delmas, dirigé par Wilson Jeudy.
Y ont également pris part les principales directions opérationnelles de la Pnh : la Direction générale (Dgpnh), la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj), la Direction centrale de l’administration et de la police (Dcap), ainsi que les directions départementales de l’Ouest 1 et 2 (Ddo1 et Ddo2).
En 2025, les violences des gangs en Haïti ont fait plus de 5,900 morts, selon les Nations unies.
1.4 million de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers à cause de la criminalité.
Mesures de sécurité complémentaires
Dans une note en date du 27 février 2026, le Mjsp annonce l’interdiction de circulation de tous véhicules, muni d’anciennes plaques d’immatriculation non conformes ou sans plaques sur l’ensemble du territoire national.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures urgentes visant à rétablir l’ordre, renforcer la sécurité publique et neutraliser les individus malintentionnés, qui utilisent des véhicules non identifiables pour commettre des actes de banditisme et semer la terreur.
Un délai strict et non renouvelable, expirant le vendredi 6 mars 2026, est accordé aux propriétaires de ces véhicules en question pour se mettre en conformité.
Passé ce délai, les forces de l’ordre devront procéder à l’interpellation immédiate de toutes contrevenantes et de tous contrevenants, au remorquage systématique et à la mise sous séquestre des véhicules en infraction, avec application rigoureuse des sanctions prévues par la législation en vigueur, exige le Mjsp.
Tout en rappelant combien la sécurité nationale est une responsabilité collective, le Ministère de la justice prévient que toutes tentatives de contourner cette mesure exposeront les contrevenantes et contrevenants à des poursuites judiciaires. [emb rc apr 02/03/2026 11:10]
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