Artibonite (Haïti) [AlterPresse] --- Des bandits de la coalition criminelle Viv Ansanm ont mis le feu, dans l’après-midi du dimanche 22 juin 2025, au sous-commissariat de police de La Chapelle (Artibonite, entre Verrettes et Mirebalais, à 82 km au nord-est de Port-au-Prince), selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.
Ils ont également incendié plusieurs maisons, contraignant de nombreuses familles à fuir.
Plusieurs agents de la Police nationale d’Haiti (Pnh), qui tentaient de résister aux assauts des bandits, ont été forcés de prendre la fuite pour sauver leur vie.
Dans un message, les signataires de l’accord du 21 décembre 2022 ont exprimé leur solidarité envers les habitantes et habitants de La Chapelle, tout en dénonçant fermement les actes de destruction perpétrés par les gangs armés.
Les autorités centrales n’ont toujours pas réagi aux nouvelles attaques de gangs armés à La Chapelle.
La situation sécuritaire continue de se détériorer dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite (Bas Artibonite, Nord), où de nouvelles attaques armées, enregistrées depuis la fin du mois de mai 2025, ont provoqué le déplacement de plus de 5,100 personnes, selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).
Environ 73 % des personnes déplacées se sont réfugiées dans des familles d’accueil, tandis que 27 % vivent dans six sites spontanés, notamment dans la commune voisine de Dessalines, ont précisé les partenaires humanitaires mobilisé.e.s dans le département.
Cette nouvelle vague de déplacements s’ajoute aux 16,000 personnes déplacées recensées en avril 2025, principalement à Verrettes, portant à plus de 92,000 le nombre total de personnes déplacées internes dans l’Artibonite, dont la moitié sont originaires de Petite-Rivière de l’Artibonite, selon les estimations officielles.
Situation toujours tendue à Kenscoff et Mirebalais
La situation reste extrêmement tendue dans plusieurs autres communes du pays, dont Kenscoff (est de Port-au-Prince) et Mirebalais (dans le Plateau central) toujours sous l’emprise de gangs armés.
Une dizaine de localités seraient toujours sous la menace de gangs armés à Kenscoff (à l’est de Port-au-Prince), malgré la présence de la Police nationale d’Haïti (Pnh), fait savoir, dans une note, le Conseil exécutif intérimaire de la commune.
Il appelle à « des mesures fortes, immédiates et coordonnées », face à la persistance de la criminalité dans plusieurs zones de Kenscoff.
Il demande le renforcement immédiat des effectifs de la Pnh, déjà engagés sur le terrain, tout en exigeant la poursuite ininterrompue des opérations, jusqu’au rétablissement total de l’ordre.
« Nous ne céderons ni à la peur ni à l’intimidation. Nous combattrons jusqu’au dernier souffle pour libérer Kenscoff », martèle le Conseil exécutif intérimaire de Kenscoff, exhortant toutes et tous à unir leurs forces pour la défense et la sécurité de la commune.
Sur X, le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (Spnh-17) a dénoncé l’absence de volonté des autorités de la transition pour résoudre l’insécurité programmée.
« Plusieurs budgets ont été dilapidés au nom de la sécurité. Le dernier budget, qualifié de « budget de guerre », aurait profité aux hauts responsables de l’État, pendant que la police reste livrée à elle-même », critique le Spnh-17.
Le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement continuent de gaspiller les fonds alloués au renseignement, au lieu de les utiliser pour rétablir la sécurité dans le pays, fustige le Spnh-17. [emb rc apr 23/06/2025 10:50]
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