P-au-P, 10 déc. 2024 [AlterPresse] --- Le Conseil présidentiel de transition (Cpt) déclare avoir ordonné de conduire une enquête immédiate et approfondie, afin d’identifier et de traduire en justice les coupables du massacre de plus de 200 personnes, perpétré les vendredi 6 et samedi 7 décembre 2024 au Wharf Jérémie, dans la commune de Cité Soleil (nord de la capitale, Port-au-Prince), dans une note en date du 9 décembre 2024 dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Le Cpt dit condamner fermement le massacre odieux au Wharf Jérémie, où des centaines de vies innocentes (pour la plupart des femmes et des hommes âgés) ont été brutalement anéanties.
« Les responsables de ces crimes, ainsi que leurs complices, seront identifiés et traduits en justice sans relâche. L’État doit se relever pour que la justice prévale », promet le Cpt, tout en exprimant son indignation face à « cet acte de barbarie », perpétré par des gangs armés de Cité Soleil.
Au moins 184 personnes ont été sommairement assassinées dans des violences, orchestrées par le chef de gang Micanor Altès, connu aussi sous le nom de Monel Félix (alias Wa Mikanò) dans le quartier de wharf Jérémie, selon le haut-commissaire des Nations unies aux droits humains, l’Autrichien Volker Türk, qui s’exprimait en conférence de presse le lundi 9 décembre 2024 à Genève (Suisse).
Le chef de gang Micanor Altès aurait accusé les nombreuses personnes exécutées d’être responsables de la maladie de son enfant, qui serait due à la sorcellerie, selon les informations disponibles.
En juin 2012, Micanor Altès avait exécuté 12 vielles femmes et manbo (prêtresses du vodou), accusées à tort de sorcellerie », a rappelé le regroupement Combite pour la paix et le développement (Cpd), dans une note d’alerte, le dimanche 8 décembre 2024.
L’événement des 6 et 7 décembre 2024 « constitue une attaque contre les valeurs fondamentales de dignité humaine et les piliers de stabilité de notre société », continue le Cpt, adressant ses condoléances aux familles et proches des victimes, ainsi qu’à la communauté nationale, frappée par cette tragédie.
Tout en s’engageant à intensifier ses efforts pour rétablir la sécurité et protéger chaque citoyenne et citoyen, le Conseil présidentiel de transition appelle à l’unité nationale pour faire face à ces défis.
Dans une note, le nouveau gouvernement de la république a condamné ce massacre des 6 et 7 décembre 2024, qu’il qualifie d’abject, de barbare et d’une cruauté insoutenable.
« Ce crime monstrueux constitue une attaque directe contre l’humanité et l’ordre républicain », considère le gouvernement, qui déclare s’engager à ce que de telles horreurs ne restent point impunies.
« La machine répressive de l’État sera déployée dans toute sa force et avec la plus grande célérité, pour traquer, capturer et traduire devant la justice les auteurs et complices de ce carnage inqualifiable ».
Le gouvernement de transition réaffirme son « engagement à éradiquer les groupes armés criminels, qui sèment la terreur et sabotent les fondements de notre nation », annonçant que chaque ressource et chaque institution de l’État seront mises à contribution pour rétablir la paix et la sécurité. [emb rc apr 10/12/2024 11:00]
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