Plateau central (Haïti), 23 avril 2025 [AlterPresse] --- L’Hôpital universitaire de Mirebalais, situé dans le Plateau central, suspend ses activités de soins jusqu’à nouvel ordre, en raison de la situation sécuritaire préoccupante, qui prévaut dans la ville de Mirebalais, annonce la direction exécutive de Zanmi Lasante , dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
La criminalité a occasionné, de fait, la suspension des activités de l’Hôpital universitaire de Mirebalais, rappelle-t-elle, soulignant combien la sécurité de l’équipe médicale, de l’ensemble du personnel, des patientes et patients, représente sa priorité absolue.
Zanmi Lasante, qui gère l’Hôpital universitaire de Mirebalais, promet de communiquer, en temps opportun, toutes les informations nécessaires concernant l’évolution de la situation.
Les gangs terroristes armés ont pris le contrôle de Mirebalais, suite à une offensive orchestrée depuis le lundi 31 mars 2025 contre ladite commune.
Depuis fin mars 2025, les habitantes et habitants sont exposés à des scènes de violences extrêmes à Mirebalais, sous les yeux des forces de l’ordre impuissantes à freiner les manœuvres criminelles des gangs terroristes.
Plus de 51,000 personnes ont été contraintes de se déplacer de Mirebalais, où plus de 500 détenus ont été libérés le lundi 31 mars 2025 par les gangs armés.
C’est la cinquième évasion de prison en moins d’un an, un acte délibéré destiné à renforcer leur domination, à démanteler les institutions et à instaurer un climat de terreur, considère la représentante spéciale du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) et cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), l’Équatorienne Maria Isabel Salvador, lors d’un débat public au Conseil de sécurité des Nations unies sur Haïti, le lundi 21 avril 2025.
« L’ampleur et la durée de ces actes de violences ont submergé la Police nationale d’Haïti (Pnh), malgré le soutien des Forces armées d’Haïti (Fad’h) et de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas), entravant davantage les efforts de stabilisation ».
Toutes mesures futures devraient renforcer les institutions de sécurité, dans le respect de l’État de droit, sous autorité civile, et en conformité avec les normes en matière de droits humains, préconise la cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh).
Elle exhorte, dans ce contexte, à renforcer le soutien international à Haïti, plus crucial que jamais, notamment à travers un financement accru et une capacité opérationnelle renforcée pour la Mmas.
« Tous les États membres doivent intensifier leur soutien aux forces de sécurité haïtiennes » , en particulier à la Mmas, « non pas par choix, mais par nécessité , car aucune alternative viable ne subsiste ».
En février et mars 2025, (un nombre de) 1,086 personnes ont été tuées et 383 autres blessées.
Plus de 60,000 personnes ont été forcées de fuir ces deux derniers mois, s’ajoutant au chifrre de plus d’un million de personnes déplacées, déjà recensées en décembre 2024 par l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). [emb rc apr 23/04/2025 07:30]
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