P-au-P, 30 avril 2025 [AlterPresse] — Le Conseil présidentiel de transition (Cpt) rejette formellement les accusations, formulées par le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) dans un rapport récemment publié, lui reprochant la dilapidation de fonds publics au cours de l’année écoulée, bouclée le 25 avril 2025.
« Les chiffres avancés sont inexacts. Certains ont été manifestement exagérés, d’autres sont tout simplement faux ou inexistants », déclare le bureau de communication du Cpt, dans une note diffusée sur les réseaux sociaux dans la soirée du 29 avril 2025 et consultée par AlterPresse.
Dans son rapport, le Rnddh fait savoir combien, « depuis avril 2024, le Cpt et son gouvernement symbolisent un pouvoir cupide et défaillant, un État en ruine ».
L’organisme de défense des droits humains évoque notamment une rémunération jugée « excessive » pour les membres du Cpt, avançant combien chacun coûterait 10 millions de gourdes par mois au Trésor public (Ndlr : US $ 1.00 = 132.00 gourdes ; 1 euro = 149.00 gourdes ; 1 dollar canadien = 95.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.40 gourdes à ce jour).
Le bureau de communication de la présidence affirme vouloir croire que le RNDDH s’est appuyé sur des informations erronées, fournies par une source peu fiable, ce qui aurait conduit à une « regrettable méprise ».
Il rappelle que le budget global du Cpt correspond à celui de la présidence de la République. Ce budget couvre, entre autres, le fonctionnement de la Villa d’Accueil, du Palais national ainsi que les dispositifs de sécurité attachés à ces lieux.
Les dépenses liées au fonctionnement du Cpt — composé de neuf membres — ne dépasseraient pas celles enregistrées, quand un seul président était en poste, selon le Cpt, se référant à « des données disponibles », qu’il ne mentionne pas.
Toutefois, en guise de réponse, la présidence ne fournit aucun montant détaillé. Elle met plutôt en avant les proportions budgétaires consacrées à l’entité institutionnelle, soit entre 1 % et 2,5 % du budget national au cours des dix dernières années. Pour l’exercice budgétaire rectificatif 2024-2025, cette part s’élèverait à 1,7 %.
De son côté, le Rnddh dénonce également des dépenses jugées injustifiées, dont au moins 15 voyages officiels, entre avril 2024 et avril 2025, ayant généré des frais qualifiés d’exorbitants, ainsi qu’un système d’attribution de postes publics au plus offrant.
L’organisme de défense des droits humains appelle à une réduction significative du train de vie des membres du Cpt, à l’élimination des privilèges qu’ils s’octroieraient, ainsi qu’à la suppression de frais injustifiés bénéficiant à leurs conjoint.e.s.
Parmi ses recommandations, figurent l’annulation des voyages coûteux, jugés improductifs pour le pays, un assainissement des finances publiques et un engagement clair en faveur de la transparence dans la gestion des ressources de l’État. [gp apr 30/04/2025 01:00]
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