P-au-P, 29 sept. 2026 [AlterPresse] ---L’affliction et le désarroi se sont emparés des habitantes et habitants de la commune de Gros-Morne, dans le département de l’Artibonite, après deux attaques du gang Kokorat san ras, le lundi 28 septembre 2026, faisant 18 morts.
11 personnes ont été tuées dans la troisième section communale de Rivière blanche, non loin de la localité de Grépin, lors d’une attaque durant la journée de lundi 28 septembre 2026. 4 de ces victimes sont issues d’une seule famille dont une mère qui se rendait à l’hôpital et ses deux filles.
7 autres personnes sont tombées par la suite sous les balles des bandits à hauteur de Grépin, non loin du centre-ville de Gros-Morne.
Ces attaques ont été orchestrées en signe de représailles par le gang Kokorat san ras, après une intervention musclée de la base sri-lankaise de la Force de répression des gangs (Frg) dans la matinée du lundi 28 septembre 2026, informe Hubert Sénéac, l’agent exécutif intérimaire de la commune de Gros-Morne, lors de sa participation à l’émission FwoteLide sur AlterRadio, suivie par AlterPresse.
Des bandits mortellement blessés ?
Trois membres du gang Kokorat san ras ont été, dans un premier temps, atteints par des projectiles de la Force de répression des gangs, lors de cette intervention de la Frg, considérée par Hubert Sénéac, non pas comme une opération, mais plutôt comme une action isolée.
La Force de répression des gangs affirme que ses membres ont essuyé des tirs d’éléments armés lors d’une patrouille dans le secteur de Gros-Morne.
Ils ont riposté conformément à leurs règles d’engagement. Trois individus armés ont été tués, tandis que d’autres ont pris la fuite.
Aucun blessé n’est à déplorer en notre sein, précise la Frg sur X.
Un autre membre important du groupe terroriste a, par la suite, été touché mortellement dans l’après-midi du lundi 28 septembre 2026, confirme le président de l’administration communale de Gros-Morne.
Pour l’instant, les troupes sri-lankaises sont présentes dans la ville à la demande des autorités locales pour surveiller la situation. La population a été prise pour cible après le retour des Frg dans leur quartier général aux Gonaïves.
La population de Gros-Morne sous le choc
Redoutant de nouveaux assauts des malfrat, l’agent exécutif intérimaire de Gros-Morne dit espérer que les membres de la Frg restent dans la commune, afin de protéger la population.
La population était pratiquement sans défense lors des attaques des gangs. Dépassés par la situation, les policiers nationaux ont été cantonnés au commissariat, décrit l’édile de Gros-Morne.
Terrifiée, la population commence à vider la ville, désormais frappée par une totale paralysie des activités, touchant les écoles, le commerce et la circulation.
L’agent exécutif intérimaire de Gros-Morne appelle le Conseil supérieur de la Police nationale (Cspn) à adopter des mesures fortes sur le plan sécuritaire, en dotant le commissariat de police de la commune d’au moins deux véhicules blindés et en renforçant l’effectif de la police sur place.
Hubert Sénéac sollicite également un appui du Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales (Mict), afin que l’administration communale puisse venir en aide aux familles affectées, surtout celles dont leurs proches ont été assassinés par les gangs. [cj gp 29/09/2026 20:10]
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Haïti-RD : Les marchandes et marchands en désarroi à Anse-à-Pitres 25 décembre 2014




