P-au-P, 04 mars 2026 [AlterPresse] --- Le Conseil électoral provisoire (Cep) a soumis au gouvernement un budget pour l’organisation des prochaines élections en Haïti.
Le document est actuellement en cours d’analyse, a indiqué le ministre délégué chargé des questions électorales et constitutionnelles, Joseph André Gracien Jean, lors de l’émission FwoteLide sur AlterRadio, suivie par AlterPresse.
Une fois validés, des décaissements permettront à l’institution électorale de progresser dans ses travaux.
« Le processus électoral est désormais enclenché », affirme Gracien Jean, qui réitère l’engagement de son gouvernement à organiser « des élections transparentes, inclusives et crédibles » au bénéfice du peuple haïtien, malgré un contexte marqué par la terreur et d’autres violences des gangs armés ainsi que de profondes divergences politiques.
Gracien Jean salue les avancées enregistrées et insiste sur le caractère progressif de la démarche, qui repose d’abord sur le rétablissement de la sécurité nationale, condition essentielle pour conduire les citoyennes et citoyens vers les urnes.
« L’élection est un processus. L’électorat deviendra une réalité au fur et à mesure », espère-t-il.
Parmi les innovations du nouveau décret électoral, présenté comme une avancée majeure, figurent l’ouverture d’un espace de vote pour la diaspora, des mesures incitatives pour accroître la participation des femmes et des personnes en situation de handicap.
Le ministre souligne également l’importance du calendrier électoral, précisant que le Cep poursuit sans relâche son travail d’opérationnalisation.
Plusieurs étapes ont déjà été franchies : installation des bureaux électoraux départementaux (Bed) ; recrutement d’agentes et d’agents de sécurité ; intégration de nouvelles technologies dans le dispositif électoral ; mise en place de centres de tabulation décentralisés.
Au moins dix (10) centres départementaux seront interconnectés, permettant de publier des résultats fiables dans un délai de 72 heures après les scrutins.
Le ministre fait état de consultations intensives avec diverses actrices nationales et acteurss nationaux.
Pendant trois jours, des représentantes et représentants de la société civile ont échangé sur le décret, les innovations introduites et le calendrier électoral.
L’instauration d’un climat de sécurité acceptable est un préalable indispensable au respect du calendrier, avait rappelé, de son côté, le président du Cep, Jacques Desrosiers.
Desrosiers s’exprimait lors d’une rencontre avec des partis et regroupements politiques, destinée à ouvrir un couloir de dialogue.
Cette réunion précède l’ouverture, le lundi 2 mars 2026, de l’enregistrement des partis et regroupements politiques, prévu jusqu’au 12 mars 2026.
Le Cep envisage d’organiser le premier tour des élections en août 2026, sous réserve que les conditions de sécurité soient réunies sur l’ensemble du territoire national. [mff emb rc apr 04/03/2025 10:50]
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