P-au-P, 19 août 2024 [AlterPresse] --- Des barricades de pneus usagés enflammés ont été dressées, ce lundi 19 août 2024, en divers endroits du centre-ville de Port-au-Prince, notamment à Solino, les avenues Martin Luther King, couramment appelée Nazon, et John Brown (au centre-ville de la capitale, Port-au-Prince), observe l’agence en ligne AlterPresse.
Des milliers de personnes ont voulu protester contre la terreur des gangs armés, qui attaquent de nouveau, depuis le 14 août 2024, les quartiers de Solino, Delmas 24 et d’autres quartiers environnants à Port-au-Prince.
Des véhicules sont également mis en travers de la route à Nazon.
La perturbation, enregistrée au niveau de la circulation automobile dans la zone, a provoqué des embouteillages sur la route de Delmas.
Parvenus sur Nazon, avant d’arriver au carrefour des routes de Delmas et de l’aéroport international de Port-au-Prince, les manifestantes et manifestants ont été dispersé-e-s à coups de gaz lacrymogènes par des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh).
À part les motos-taxis, les véhicules de transports en commun ont préféré contourner Nazon pour passer par Delmas 30.
La veille, le dimanche 18 août 2024, plusieurs maisons ont été incendiées lors d’une nouvelle attaque contre le quartier de Solino par des bandits armés de l’organisation criminelle Viv Ansanm.
Des tirs nourris ont été entendus à Solino et Carrefour Péan.
Plusieurs familles ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles pour trouver refuge ailleurs.
Le mercredi 14 août 2024, des manifestations ont eu lieu dans les rues de Canapé-Vert (est de la capitale) pour demander à l’équipe de transition de prendre des dispositions réelles afin de rétablir la sécurité dans le pays, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, occupée à 80% par des gangs armés.
Le policier James Dorsainvil a été tué et plusieurs autres personnes ont été blessées par balles, dans une nouvelle attaque de bandits armés, perpétrée dans l’après-midi et la nuit du jeudi 15 août 2024 contre les quartiers de Delmas 24, de Solino et ses environs.
Le Syndicat de la police nationale d’Haïti (Spnh-17) a condamné l’assassinat du policier, tout en demandant au haut commandement de l’institution policière d’agir rapidement pour empêcher que Solino fasse partie de la liste des territoires perdus.
« Si on perd le territoire de Solino, le reste du centre-ville de la capitale, Port-au-Prince sera livré aux gangs », avertit le syndicat policier, qui fustige la passivité de la Pnh. [emb gp apr 19/08/2024 10:40]
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