Español English French Kreyòl

Español English French Kreyòl

Crise : Le parti politique Opl exige le départ inconditionnel de toutes les autorités de transition en Haïti à l’échéance du 7 février 2026

P-au-P, 23 janvier 2026 [AlterPresse] --- Le parti politique Organisation du peuple en lutte (Opl) demande aux membres du Conseil présidentiel de transition (Cpt) ainsi qu’au premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, de quitter le pouvoir le samedi 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Cpt, dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Afin d’éviter tout prétexte de vide institutionnel, le parti politique Opl propose qu’un ministre du gouvernement sortant, réputé intègre, assure l’intérim pour une courte durée n’excédant pas deux semaines, à compter du 7 février 2026.

L’organisation politique encourage les partis et les autres organisations politiques à privilégier la mise en place d’un Organe de contrôle de l’action gouvernementale (Ocag) dans leurs propositions de sortie de crise.

Cet organe devrait représenter naturellement les différentes collectivités départementales du pays ainsi que la diaspora haïtienne.

Il s’agit de doter l’administration d’un outil destiné à contrecarrer la corruption, qui entrave l’État, souligne le parti politique Opl.

Cinq (5) membres du Cpt Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils, Smith Augustin, Fritz Alphonse Jean et Louis Gérald Gilles ont signé, le mercredi 21 janvier 2026, une résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, malgré une mise en garde sévère du gouvernement des États-Unis d’Amérique les exhortant à ne pas modifier la composition du gouvernement de transition.

Un remaniement, décidé par un organe non élu, constituerait une manœuvre de déstabilisation, selon un avertissement publié, le 21 janvier 2026, par le gouvernement américain.

Il a également mis en garde toutes personnes soutenant une telle démarche, qu’il juge favorable aux gangs armés.

Cet avertissement survient dans un contexte de fortes tensions à Port-au-Prince, marqué par des blocages de rues à l’approche de la fin du mandat du Cpt, le samedi 7 février 2026.

Le Canada, l’Union européenne, la France, l’Allemagne et l’Espagne se sont tous prononcés en faveur du maintien du gouvernement actuel, à deux semaines de l’échéance du mandat du Cpt.

Dans une lettre datée du 21 janvier 2026 et adressée aux autres membres du Cpt, le coordonnateur des actions, Anthony Franck Laurent Saint-Cyr, déclare s’opposer à toute résolution, susceptible de remettre en cause la stabilité gouvernementale à l’approche du 7 février 2026.

Saint-Cyr dénonce toutes tentatives de précipitation ou de prise de décisions majeures sans un dialogue élargi, structuré et véritablement représentatif des différents secteurs de la vie nationale, y compris de la diversité des sensibilités politiques disposant, à des degrés divers, d’une légitimité électorale avérée.

Il en appelle à la prudence, à la retenue et au sens de la responsabilité collective.

Dans une note officielle rendue publique au matin mercredi 21 janvier 2026, le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a condamné fermement les blocages, enregistrés à l’aube en divers endroits dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, rappelant combien « les revendications doivent s’exprimer dans le cadre des lois de la République et dans le respect de l’ordre public ».

Plusieurs secteurs continuent d’encourager un dialogue politique inclusif, afin de trouver des solutions haïtiennes à l’impasse actuelle et d’éviter un vide institutionnel à l’échéance du mandat du Cpt. [emb rc apr 23/01/2026 10:20]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


Depuis 2001

Explorer toutes les archives