Par Emmanuel Marino Bruno
P-au-P, 1er juil. 2025 [AlterPresse] --- Le parti politique Alternative socialiste (Aso) appelle les forces progressistes à s’unir pour construire une alternative susceptible d’offrir une nouvelle opportunité à Haïti plongée dans une grave crise multidimensionnelle, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
« Le combat consiste à construire un État social, apte à lutter contre toutes les formes d’inégalités. La voie passe par l’Union des forces progressistes contre les groupes oligarchiques et le soutien international qui chercheraient à maintenir le statu quo », souligne le parti politique Aso, dans une note signée par son porte-parole Dr. Jean Hénold Buteau.
Le parti politique Alternative socialiste déclare être prêt à faire cause commune avec les personnes et les secteurs protestataires.
Face à la crise multiforme en Haïti, le parti politique Aso estime normal que de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer le départ du Conseil présidentiel de transition (Cpt), à cause de son indifférence ou impuissance face aux gangs armés, aux gaspillages et actes de corruption qui gangrènent l’État.
Le contexte en Haïti est caractérisé par une intensification des violences des gangs en Haïti, notamment dans les communes de Saut-d’Eau, de Mirebalais dans le Plateau central, de La Chapelle dans l’Artibonite et Kenscoff (à l’est de Port-au-Prince) ainsi que dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince.
Les armes utilisées par les gangs en Haïti pour affronter l’État, terroriser la population et étendre leur emprise, proviennent, en grande partie, de détournements opérés depuis les stocks officiels de la Police nationale d’Haïti (Pnh) et ceux de la République Dominicaine, révèle le Groupe d’experts onusien en charge du suivi des sanctions sur Haïti, dans une lettre confidentielle en date du 9 juin 2025, adressée à la présidente du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu).
Malgré un embargo sur les armes instauré en 2022 et renforcé par la suite, les gangs continuent de s’armer, notamment via le détournement de stocks de la Police nationale d’Haïti (Pnh) et de la République dominicaine, avec la complicité présumée d’agents corrompus, selon un rapport du groupe d’experts des Nations unies chargé de surveiller les sanctions du Conseil de sécurité de l’Onu.
Entre janvier et mai 2025, les violences des gangs armés ont fait plus de 2,680 personnes tuées et 957 blessées, selon les Nations unies.
Le parti politique Alternative socialiste signale une dégradation quotidienne de la situation, plus de 14 mois après la mise en place, le jeudi 24 avril 2024, du Conseil présidentiel de transition (Cpt).
« L’incompétence, les hésitations et les divisions au sein du Cpt, non seulement paralysent les activités au plus haut niveau de l’État, mais aggravent aussi les conditions de vie des citoyennes et citoyens haïtien.ne.s », critique Aso.
Le parti politique Aso déplore une absence d’interventions de l’Etat dans l’économie, pour réguler, créer des emplois ou redistribuer les richesses.
Le parti politique Alternative socialiste affirme projeter d’accumuler de l’influence et de renforcer ses capacités d’actions auprès des masses, d’établir une grande alliance entre les forces progressistes et de continuer à œuvrer pour briser l’hégémonie oligarchique au sommet de l’État.
Le Collectif du 4 décembre 2013 invite à une prise de conscience collective et active, et à un engagement concret, y compris au prix de sacrifices, notamment de la part de la société civile, pour le sauvetage national.
Dans une note publiée le 22 juin 2025, le parti politique Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections, dirigé par de l’ancien sénateur Steven Irvenson Benoit, appelle à l’instauration d’un modèle de gouvernance, apte à répondre aux urgences sécuritaires du pays et à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles en Haïti. [emb apr 1er/07/2025 13:20]
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