P-au-P, 25 mars 2025 [AlterPresse] ---Les défis sécuritaires et politiques en Haïti devraient être les susjets de discussions, cette semaine en Jamaïque, entre le coordonnateur des actions du Conseil présidentiel de transition (Cpt), Fritz Alphonse Jean, et le secrétaire d’État des Etats-Unis d’Amérique, Marco Rubio, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
Les mercredi 26 et jeudi 27 mars 2025, Rubio se rendra en Jamaïque, Guyana et Surinam, « afin de promouvoir les priorités du président Donald Trump en matière de politique étrangère des États-Unis à l’égard des Caraïbes », selon un communiqué du Département d’État des États-Unis d’Amérique, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Lors de son séjour en Jamaïque, le secrétaire d’État américain rencontrera les chefs d’État d’Haïti, de la Barbade, de Trinité-et-Tobago pour des entretiens bilatéraux.
Ces échanges devraient permettre de renforcer les actions régionales visant à relever les défis politiques et sécuritaires d’Haïti, et de renforcer les partenariats économiques des États-Unis avec les pays des Caraïbes.
Ils devraient permettre également de promouvoir la coopération régionale, en vue de mettre fin à l’immigration illégale et de lutter contre la criminalité transnationale organisée dans la région des Amériques.
Le secrétaire d’État Marco Rubio s’inscrirait dans la logique de faire avancer les priorités de la politique étrangère américaine de Donald Trump dans les Caraïbes.
Haïti commence déjà à ressentir les brusques changements opérés dans la politique américaine.
La rencontre de Rubio avec le nouveau coordonnateur des actions au Cpt, Fritz Alphonse Jean, intervient à un moment où le pays traverse une grave crise socio-politique, marquée par une escalade de violences des gangs lourdement armés, qui tuent, kidnappent et violent de nombreuses personnes.
Ces gangs armés de la coalition criminelle Viv ansanm pillent et incendient également des maisons, des entreprises commerciales, des hôpitaux, des églises, des médias, des écoles et autres établissements, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, forçant des dizaines de milliers de personnes à se déplacer.
En seulement un mois, plus de 60,000 personnes ont été contraintes de fuir les violences des gangs armés à Port-au-Prince, établissant un nouveau record dans la crise humanitaire en Haïti, selon l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).
La majorité des personnes déplacées se sont regroupées dans 48 sites d’accueil, dont 12 récemment créés, tandis que certains ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil déjà surchargées, souligne l’Oim.
L’Oim appelle à intensifier le soutien à la Police nationale d’Haïti (Pnh), afin de lui fournir les moyens nécessaires pour rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays. [emb rc apr 25/03/2025 12:45]
Suivez-nous – Abonnez-vous
MÉMOIRE D’ALTERPRESSE
Depuis 2001




