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Crise/Criminalité : L’Unicef et Plan international appellent à des actions immédiates pour protéger les enfants en Haïti

P-au-P, 20 janv. 2025 [AlterPresse] --- Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et Plan international demandent aux autorités haïtiennes et à la communauté internationale d’agir immédiatement, pour protéger les enfants face aux violences des gangs armés en Haïti, dans des notes séparées dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

La directrice générale de l’Unicef, l’Américaine Catherine Russell, encourage le gouvernement haïtien et la communauté internationale à prendre, de toute urgence, des mesures indispensables, pour protéger les enfants et préserver leur avenir en Haïti.

L’Unicef exhorte également l’ensemble des parties à mettre fin aux violences et autres violations graves des droits des enfants, telles que le recrutement et l’utilisation d’enfants par les groupes armés, ainsi qu’à faire cesser toutes les formes de violences sexuelles.

Les violences des gangs armés ont forcé plus d’un demi-million d’enfants à se déplacer à l’intérieur d’Haïti, soit une hausse de 48 % depuis le mois de septembre 2024.

Ce chiffre représente environ un enfant sur huit (8) à l’échelle nationale, signale l’Unicef.

Il souligne combien ces enfants ont besoin d’une aide humanitaire urgente, de sécurité, de protection et d’un accès aux services essentiels.

Les travailleuses et travailleurs humanitaires doivent pouvoir atteindre, sans entraves et en toute sécurité, les communautés vulnérables, y compris les communautés déplacées dans le besoin, souhaite le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

Augmentation alarmante des déplacements internes en Haïti, alerte l’organisation Plan International

De son côté, l’organisation Plan International se dit inquiète de l’augmentation alarmante des déplacements internes en Haïti, qui dépassent désormais un million de personnes, de janvier 2023 à décembre 2024, selon les derniers chiffres publiés par l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

Parmi les impacts dévastateurs de la crise, sur les enfants et les communautés affectées, l’organisation Plan International fait état de familles contraintes de fuir leurs demeures, à plusieurs reprises, dans des conditions extrêmement difficiles, en raison des violences armées ainsi que d’un accès limité des enfants aux services essentiels et leur exposition croissante aux risques de violences et d’exploitations.

« Les filles déplacées sont particulièrement vulnérables aux abus sexuels et au harcèlement », a déclaré Prospéry Raymond, directeur pays de l’organisation Plan international Haïti, après une visité des sites de personnes déplacées internes, où l’organisation opère.

Le manque d’accès à la nourriture et aux services de base augmente les niveaux de malnutrition infantile, relève Plan International, qui affirme avoir observé de graves carences nutritionnelles chez les femmes enceintes et allaitantes.

L’organisation internationale d’aide humanitaire et de développement informe avoir recueilli des témoignages de jeunes filles, exploitées sexuellement pour gagner de l’argent, que ce soit pour couvrir leurs besoins personnels ou ceux de leur famille. Ce qui entraîne des grossesses précoces et davantage d’abandons scolaires.

Entre janvier et octobre 2024, près de 4 mille filles et femmes ont signalé des violences sexuelles, notamment des viols collectifs, principalement commises par des membres de groupes criminels, a relevé l’organisation internationale de droits humains Human Rights Watch, dans un rapport publié le jeudi 16 janvier 2025.

Human Rights Watch a aussi critiqué l’absence de stratégie et de ressources du gouvernement de transition, pour garantir la protection de tous les enfants, « notamment en leur donnant accès à l’éducation et à la justice, et en leur proposant des voies légales pour sortir des groupes criminels ». [emb rc apr 20/01/2025 12:25]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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