P-au-P, 24 février 2025 [AlterPresse] --- Des policières et policiers nationaux ainsi que des employés civils ont tenu, ce lundi 24 février 2025, un rassemblement devant la Villa d’accueil, siège principal des autorités de la transition, située dans les hauteurs de Musseau (Pétionville, secteur est de Port-au-Prince), pour dénoncer une insécurité programmée en Haïti, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.
Les manifestantes et manifestants demandent aux autorités concernées de fournir les équipements et matériels appropriés à la Police nationale d’Haïti (Pnh), pour combattre les gangs armés à travers le pays.
« Des chaloupes, de bons blindés, de bonnes armes, des drones et des hélicoptères sont les matériels, dont l’armée et la police ont besoin pour combattre l’insécurité », lit-on sur une pancarte, brandie par les protestataires.
« À bas l’insécurité programmée » est le message, imprimé sur les t-shirts portés par des policières et policiers syndiqués, lors du sit-in.
« Trop de policiers sont assassinés. Trop de femmes sont violées. Trop d’enfants sont morts », déplore un policier, invitant les autorités à prendre leurs responsabilités.
Les Forces armées d’Haïti (Fad’h) et la Police nationale d’Haïti (Pnh) doivent avoir les moyens nécessaires, pour garantir la sécurité de la population en Haïti, fait remarquer le Spnh-17.
Les blindés de la Pnh servent à transporter des troupes. Mais, ils ne peuvent pas être utilisés pour mener des opérations sur le terrain, explique le Spnh-17, appelant à donner à la Pnh les moyens pertinents, pour qu’ils puissent récupérer les territoires, qui doivent être consolidés ensuite par l’armée.
Dans une récente note, rendue publique sur son compte X le 17 février 2025, le Syndicat de la Police nationale d’Haïti a demandé au Conseil présidentiel de transition (Cpt) de mettre fin, dans le meilleur délai, à la terreur des gangs armés en Haïti.
Les autorités ont jusqu’au mercredi 12 mars 2025 « pour donner un signal clair que le pays est sur la voie de la sécurité, a déclaré le Spnh-17.
Du vendredi 21 au dimanche 23 février 2025, plusieurs personnes, dont des membres de groupes d’auto-défense, ont été assassinées et beaucoup d’autres blessées, dans de nouvelles attaques de bandits armés de la coalition criminelle Viv Ansanm, au quartier de Fort National au centre-ville de Port-au-Prince), selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse auprès de résidentes et résidents déplacé-e-s.
Le dimanche 23 février 2025, un membre de la brigade de résistance dans la zone a succombé à ses blessures, après avoir été atteint d’une balle à la tête.
Beaucoup de familles ont été contraintes de fuir Fort National, à cause des attaques répétées de gangs armés dans la zone, qui ont souvent fait plusieurs morts et blessés.
Le jeudi 20 février 2025, un mouvement de protestations a eu lieu à Bourdon, à l’avenue John Brown, communément appelée Lalue, et à Delmas, dans la capitale, en vue de dénoncer la terreur des gangs armés sur le territoire d’Haïti, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Plusieurs protestataires ont exigé de l’État de prendre toutes les dispositions, pour permettre le retour des milliers de personnes déplacées dans leurs quartiers, occupés par les gangs armés.
Ils ont dénoncé aussi l’assassinat, le mercredi 19 février 2025, de l’agent de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (Blts), Steeve Emmanuel Laguerre dit Fito, et d’un membre d’une brigade d’autodéfense, dans de nouveaux assauts de bandits armés de la coalition criminelle Viv ansanm, perpétrés contre le quartier de Fort National toujours sous menace d’attaques de gangs armés.
Un autre membre de la brigade de vigilance à Fort National a été grièvement blessé, lors de ces attaques.
Ce mouvement de protestations, qui a paralysé les activités scolaires et commerciales dans plusieurs zones de la capitale, survient dans un contexte de multiplication d’attaques de gangs armés en divers endroits de la capitale.
Par ailleurs, le mardi 18 février 2025, de nombreuses familles ont fui à nouveau plusieurs quartiers de Carrefour Feuilles (banlieue sud-est de Port-au-Prince), sous les assauts de gangs criminels.
Les détonations d’armes lourdes des gangs armés étaient répercutées dans les environs de l’avenue N, Pacot et Débussy.
Beaucoup de voix dénoncent le silence complice des autorités de la transition sur cette nouvelle vague d’attaques des gangs criminels sur la population à Port-au-Prince. [emb rc apr 24/02/2025 13:30]
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Haïti Solidarité 18 novembre 2010




