Par Emmanuel Marino Bruno
P-au-P, 20 février 2025 [AlterPresse] --- Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), le Portugais António Guterres, projette de présenter auprès du Conseil de sécurité de l’Onu, une proposition de sécurité pour vaincre les gangs armés en Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Guterres a fait cette promesse, lors d’une allocution à la cérémonie d’ouverture, le mercredi 19 février 2025, à La Barbade, de la 48e réunion ordinaire des chefs de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (Caricom).
Cette proposition serait très similaire à celle, précédemment présentée pour la Somalie, dans laquelle l’Onu assume la responsabilité des dépenses structurelles et logistiques nécessaires à la mise en place de la force et où les salaires de la force sont payés, via le fond fiduciaire déjà existant, précise-t-il.
Un rapport sera bientôt soumis au Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation en Haïti, y compris des propositions sur le rôle que l’Onu peut jouer pour soutenir la stabilité et la sécurité, et s’attaquer aux causes profondes de la crise.
« Si le Conseil de sécurité de l’Onu accepte cette proposition, nous aurons les conditions pour, enfin, avoir une force efficace, pour vaincre les gangs armés en Haïti et créer les conditions pour que la démocratie prospère », espère le secrétaire général de l’Onu.
Ayant débuté en 2004, le mandat d’une Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) a pris fin le 15 octobre 2017, après 13 ans d’échec.
L’Onu a salué le soutien, jugé inestimable de la Caricom, incluant le Groupe des personnalités éminentes, « en particulier pour faire face à la situation effroyable en Haïti, où les gangs infligent des souffrances intolérables à une population désespérée et effrayée ».
António Guterres appelle à continuer « d’œuvrer pour un processus politique, contrôlé et dirigé par les Haïtiennes et Haïtiens, qui rétablisse les institutions démocratiques par le biais d’élections ».
Ce jeudi 20 février 2025, Antonio Guterres devrait participer à une réunion à huis clos des chefs de gouvernement de la Caricom, concernant les questions pressantes dans la région, notamment la situation en Haïti.
Réserves persistantes malgré les appels en faveur de la transformation de la Mmas en force onusienne
[Une majorité de pays membres de l’Organisation des Nations unies (Onu) ont lancé des appels de plus en plus insistants pour transformer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas) en une mission de paix de l’Onu, lors d’une réunion sur la crise en Haïti, au siège des Nations unies à New York (États-Unis d’Amérique), dans l’après-midi du mercredi 22 janvier 2025.
La transformation de la Mmas permettrait de la renforcer sur les plans financier et logistique, estiment-ils, lors des débats dominés par cette question.
Cependant, quelques réserves sont exprimées par certains pays membres de l’Onu, comme la Russie et la Chine.
« C’est seulement après avoir pleinement atteint le potentiel de la Mission multinationale qu’il sera possible d’évoquer toute adaptation de la présence internationale en Haïti », avait avancé le représentant de la Fédération de Russie, lors de la réunion du mercredi 22 janvier 2025 sur la crise en Haïti.
La Russie avait appelé les donateurs à fournir les contributions promises, aux fins du déploiement complet de la Mmas, qui comprend actuellement 800 soldats et policiers de six pays sur les 2,500 annoncés.
La force multinationale fait face à des défis liés au financement et au manque de personnel.
La Chine avait aussi fait remarquer combien « les États-Unis d’Amerique, principaux initiateurs de la création de la Mmas, sont responsables, au premier chef, des obligations financières découlant de son mandat ».
Elle pointe la responsabilité des gouvernements américains dans le sort actuel d’Haïti et de son peuple.
En 2024, plus de 5,600 personnes ont été tuées en Haïti, à cause des violences de ces groupes criminels, selon les Nations unies.
Plus d’un million de personnes sont déplacées par la terreur des gangs armés dans le pays, de janvier 2023 à décembre 2024, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). [emb rc apr 20/02/2025 11:40]
Suivez-nous – Abonnez-vous
MÉMOIRE D’ALTERPRESSE
Depuis 2001
-
Haïti - Elections : La ruée vers les BEC à 7 jours du scrutin 31 janvier 2006




