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C’est officiel : Les nouveaux salaires minimums en Haïti fixés entre 500 et 1,300 gourdes

P-au-P., 19 mai 2026 [AlterPresse] --- Les nouveaux salaires minimums fixés par le gouvernement haïtien oscillent désormais entre un plancher de 500 gourdes par journée de huit heures de travail pour le personnel domestique et un plafond de 1,300 gourdes pour certaines industries manufacturières tournées vers l’exportation.

Publié dans le journal officiel Le Moniteur numéro spécial 21, le nouvel arrêté prévoit des augmentations variant entre 29,87 % et 50,41 % selon les secteurs d’activités. Les nouvelles dispositions sont applicables à compter du 6 mai 2026 et abrogent tous les arrêtés ou dispositions antérieurs qui leur sont contraires.

Cette publication intervient dans un contexte de fortes tensions sociales autour de la question salariale. Dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, des ouvrières et ouvriers de la Société nationale des parcs industriels (Sonapi) ont multiplié les mouvements de protestation pour réclamer une revalorisation du salaire minimum à 3,000 gourdes par jour.

Le mouvement a également affecté les activités du parc industriel de Codevi à Ouanaminthe, dans le Nord-Est, où plusieurs milliers d’ouvrières et d’ouvriers ont participé à des grèves pour exiger une hausse salariale.

Le mécontentement social s’est accentué après la hausse des prix des carburants entrée en vigueur au début du mois d’avril 2026, ayant provoqué une augmentation du coût du transport et des produits de première nécessité.

Le segment A enregistre un salaire minimum de 1,000 gourdes par journée de huit heures de travail, contre 770 gourdes en 2022, soit une hausse de 29,87 %. Cette catégorie regroupe notamment la production privée d’électricité, les banques, les maisons de transfert, les sociétés d’assurance, les télécommunications, le commerce import-export, les supermarchés, les médias privés, les institutions scolaires et universitaires privées, ainsi que les institutions de santé privées.

Le segment B passe de 615 gourdes à 900 gourdes, soit une augmentation de 46,34 %. Il concerne notamment les bâtiments et travaux publics (BTP), les quincailleries, le commerce de gros, les entreprises de transport terrestre et maritime, les hôtels de trois hibiscus et moins, ainsi que les industries manufacturières destinées au marché local.

Le salaire minimum du segment C est fixé à 760 gourdes, contre 540 gourdes auparavant, représentant une hausse de 40,74 %. Ce segment couvre notamment les restaurants, l’agriculture, l’élevage, la pêche, les industries de transformation agricole, les ONG nationales et internationales, les fondations, les associations et la presse communautaire.

Pour le segment E, concernant le personnel de service à domicile, le salaire minimum passe de 350 gourdes à 500 gourdes, soit une hausse de 42,85 %.

Dans le segment F, relatif aux industries d’assemblage tournées vers l’exportation, le salaire minimum est porté de 685 gourdes à 1,000 gourdes, soit une augmentation de 45,99 %. L’arrêté fixe toutefois à 1,300 gourdes le salaire de production pour les autres industries manufacturières orientées vers l’exportation.

Le segment G, qui concerne les agences de sécurité privées et les entreprises de distribution de produits pétroliers, voit le salaire minimum de référence fixé à 925 gourdes, contre 615 gourdes auparavant, correspondant à une hausse de 50,41 %, la plus élevée parmi les segments définis dans l’arrêté.

Enfin, le segment H fixe un salaire minimum de 900 gourdes pour les écoles professionnelles privées ainsi que les institutions de santé privées employant plus de dix personnes et offrant des services d’hospitalisation. Le précédent montant de référence était de 615 gourdes. [apr 19/05/2026 00:30]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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