Dans un communiqué transmis à AlterPresse, le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l’Occupation d’Haïti (Rehmonco) dénonce l’attaque militaire des États-Unis contre le Venezuela et le kidnapping du président Nicolás Maduro, qualifiant cet acte de terrorisme d’État et appelant à la solidarité des peuples latino-américains.
Par le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l’Occupation d’Haïti (Rehmonco)
Transmis à AlterPresse le 4 janvier 2026
Venezuela : À bas l’impérialisme prédateur étatsunien !
Nous dénonçons et condamnons avec véhémence la énième agression de l’impérialisme étatsunien sur le sol souverain du peuple vénézuélien.
Les bombardements, opérés aux petites heures du matin ce 3 janvier 2026 suivis de l’enlèvement du président élu Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, ne peuvent laisser indifférent aucun peuple luttant pour l’indépendance, la souveraineté et l’émancipation.
Cet acte de terrorisme d’État et de piraterie internationale a eu lieu suite à un long cycle d’agressions néocoloniales contre le pouvoir chaviste depuis deux décennies. Les gouvernements démocrates et républicains ne se sont pas contentés de designer le Venezuela comme une menace pour la sécurité intérieure des États-Unis, comme l’a déclaré explicitement le président Barack Obama, ils ont également essayé des tentatives de coup d’État, créé un président fantoche et imposé un embargo économique pour asphyxier l’économie du pays.
Toutes ces actions de sabotage se sont soldées par des échecs. Les classes populaires en ont, certes, beaucoup souffert, mais elles ont tenu bon au chantage yankee.
Depuis le début de cet automne, l’impérialisme étatsunien a décidé de s’attaquer militairement au pouvoir chaviste. Ils ont encerclé le pays avec un imposant contingent militaire de plusieurs milliers de marines, des porte-avions et sous-marins.
Sous prétexte de lutter contre le trafic de la drogue, ils ont bombardé, à coup de drones et de missiles, près d’une trentaine de petits voiliers, assassinant plus d’une centaine de personnes. Un acte terroriste perpétré sans qu’une quelconque preuve n’ait été donnée concernant ce trafic jusqu’à cette date. Cela sous-entend que, comme à Gaza, l’impérialisme se donne le droit d’assassiner et de génocider les populations pour atteindre ses objectifs géopolitiques .
Pour renverser le pouvoir chaviste, les militaires étatsuniens étaient prêts à tout : actes de piraterie en pleine mer, détournements de pétroliers vénézuéliens, sabotage d’usines de raffinerie et finalement intervention militaire et kidnapping du président Maduro.
Au fond, derrière tous ces fracas de la grande presse accusant Maduro de dictateur et de tous les maux, que reprochent Donald Trump et tous ces courants d’extrême-droite et néofasciste au gouvernement bolivarien du Venezuela ?
Le fait, d’une part, de ne pas mettre à disposition pour l’empire toutes les ressources pétrolières et minières du pays, et, d’autre part, ce qui est encore plus important, de développer, depuis plus de vingt ans, une politique de solidarité économique avec plusieurs pays de l’Amérique latine et des Caraïbes.
Voilà pourquoi Trump a décidé de décapiter le pouvoir chaviste. Pour lui, les ressources pétrolières et minières du Venezuela appartiennent de droit aux États-Unis. Il ne peut donc tolérer aucune politique de nationalisation, aussi partielle soit-elle, des ressources gazières de l’État vénézuélien et les politiques de distribution sociale.
Dans les faits, cet acte de terrorisme d’État, que vient de commettre l’impérialisme étatsunien, est une attaque contre les classes populaires du Venezuela, et au-delà contre tous les peuples de l’Amérique latine.
Néanmoins, cette attaque relevant du gangstérisme international dévoile une réalité, qui nous semble aujourd’hui indéniable : le déclin continu de l’emprise de l’impérialisme étatsunien sur l’Amérique latine et sur les pays du Sud global.
Il fut un temps, particulièrement dans les années 1950, 1960, 1970 et 1980, où une intervention ciblée menée par la C3entral intelligence agency (Cia) ou un simple coup de téléphone de la Maison Blanche décidaient du sort d’un gouvernement d’un pays dominé.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : pour maintenir la domination impériale, il faut de plus en plus une intervention directe militarisée, une preuve que la domination indirecte, à travers les oligarchies locales, est en crise.
Bien que le rapt et le kidnapping du président vénézuélien démontrent, une nouvelle fois, la rapacité de l’impérialisme étatsunien, prêt à tout pour spolier les richesses du Venezuela, il n’en reste pas moins que les classes populaires vénézuéliennes, imbues de l’idéal de la souveraineté bolivarienne et de la conscience de l’importance de la lutte anti-impérialiste, sont prêtes à continuer le combat.
À nous peuples de l’Amérique latine, des Antilles et du monde entier d’apporter notre soutien au peuple vénézuélien. Cette lutte est aussi la nôtre !
Pour authentification,
Renel Exentus, Frank W. Joseph
Montréal, le 4 janvier 2026
Contact : rehmoncohaiti1915@gmail.com
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