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Amérique latine (Haïti) : Menaces sur les migrantes et migrants sans résidence permanente au Chili

Par Ronald Colbert

P-au-P, 04 mars 2026 [AlterPresse] --- A partir du mercredi 11 mars 2026, les migrantes et migrants, non muni.e.s de documents de résidence permanente, y compris les migrantes et migrants d’Haïti, risquent d’être suspendu.e.s à des mesures d’expulsion du Chili, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Les menaces sur la population migrante au Chili ont été confirmées par le cinéaste haïtien, Arnold Antonin, en marge de la projection de son film documentaire Haïti-Chili choc et rencontre, dont la première a eu lieu le samedi 21 février 2026 au centre culturel Brésil-Haïti à Pétionville.

Cet avertissement concerne également les migrantes et migrants en provenance du Venezuela, d’Haïti et d’autres pays, qui ne disposeraient pas de papiers de résidence permandente au Chili.

Ces dernières années, le nombre de migrantes et migrants en provenance d’Haïti aurait beaucoup diminué sur le territoire du Chili, rapporte Antonin.

Laissant le Chili, beaucoup de migrantes et migrants se sont dirigé.e.s et/ou ont émigré vers ce qu’elles et qu’ils considèrent comme l’Eldorado, les États-Unis d’Amérique.

D’autres ont décidé de faire le voyage de retour en Haïti, n’ayant pas pu, durant des années d’expérience migrante au Chili, accomplir leurs rêves de pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles restées sur le territoire caribéen.

Cependant, un certain nombre ont résolu de continuer à vivre et de s’adapter au Chili, en offrant leurs capacités professionnelles dans l’économie chilienne.

Par contre, plusieurs migrantes et migrantes en provenance d’Haïti ont témoigné combien elles et ils ont essuyé diverses péripéties, pendant de nombreux mois voire des années, pour obtenir des documents émis par des institutions en Haïti.

Arnold Antonin signale comment il a entamé des démarches pour favoriser la transmission de documents, réclamés par les autorités chiliennes, pour l’octroi de résidence permanente à des migrantes et migrants en provenance d’Haïti. Ce qui a permis à ces migrantes et migrants de pouvoir accéder aux documents de résidence permanente eu Chili, après de nombreux mois d’inquiétudes, de préoccupations et d’attente.

Le mercredi 11 mars 2026, aura lieu l’investiture du nouveau président d’extrême-droite, issu de la présidentielle du 14 décembre 2025, l’ultraconservateur et pinochétiste José Antonio Kast Rist.

José Antonio Kast Rist [1] est fils d’un ancien officier militaire nazi, qui s’est réfugié au Chili, après la seconde Guerre mondiale.

Durant sa campagne pour la prèsidentielle du 14 dècembre 2025, Antonio Kast a promis, sitôt investi, dadopter des dispositions d’expulsion contre toutes les migrantes et tous les migrants, qui n’auraient pas la rèsidence permanente au Chili. [rc apr 04/03/2026 15:00]


[1Né le 18 janvier 1966 à Santiago, José Antonio Kast Rist est un homme d’État chilien d’extrême droite, du Parti républicain du Chili.

Il est le fils de Michael Kast, membre du parti nazi, et officier de la Wehrmacht ayant émigré au Chili.

Député de la province de Santiago de 2002 à 2018, il est élu président du Chili le 14 décembre 2025.

A l’élection présidentielle de 2017, il finit quatrième au premier tour (7.9 % des voix). À nouveau candidat quatre ans plus tard en 2021, il s’incline au second tour, avec 44.13 % des suffrages exprimés, face à Gabriel Boric.

En 2025, candidat à l’élection présidentielle chilienne du 14 décembre, il est élu avec 58.2% des voix au second tour du scrutin face à la candidate de la coalition de gauche, la communiste Jeannette Jara qui a obtenu 41.8 % des votes

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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