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La DPC et ses partenaires œuvrent pour l’institutionnalisation des structures décentralisées de gestion des risques et désastres

jeudi 2 février 2017

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Cap Haïtien, le 27 janvier 2017 : La Direction de la Protection Civile (DPC), Oxfam et Handicap International et le service de la Commission européenne à l’Aide Humanitaire et à la Protection civile (ECHO) se sont réunis le 27 janvier 2017 à l’occasion de la cérémonie de clôture du projet Amélioration de la résilience aux désastres en Haïti à travers une gouvernance opérationnelle du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) . Ce projet, mis en œuvre dans le cadre du programme de préparation aux catastrophes (DIPECHO), visait à contribuer à une plus forte institutionnalisation des outils, mécanismes et procédures au sein du SNGRD et une meilleure prise en compte des personnes les plus vulnérables, notamment les personnes handicapées. Il a bénéficié d’un financement à hauteur de 712,767 euros de la part d’ECHO.

Participant à la cérémonie, Luis Sanchez Zimmerman, Assistant technique à ECHO et s’exprimant au nom du représentant d’ECHO en Haïti, a déclaré ce qui suit : " les différents outils utilisés dans le cadre de ce projet, ainsi que la création des Cellules Départementales de Communication sont très pertinents pour la sensibilisation des populations, surtout les jeunes générations, par rapport aux risques auxquels elles sont confrontées. De même, une meilleure connaissance de ces risques est fondamentale, et ceci contribue à un des piliers du cadre d’action de Sendai. Ce projet fait partie de l’engagement d’ECHO auprès d’Haïti pour contribuer à la réduction des risques aux désastres et nous encourageons les autorités locales et nationales à s’approprier de ces outils et continuer avec le travail entamé avec ce type d’action."

Au terme de presque deux années d’exécution, diverses activités visant à réduire la vulnérabilité face à des phénomènes naturels extrêmes, tels les inondations, ouragans, tsunamis ou tremblements de terre, et à renforcer les mécanismes de dialogue entre la DPC et les communautés à haut risque ont été mises en œuvre. L’objectif était de faire en sorte que les communautés et les autorités soient mieux préparées pour répondre aux situations d’urgence, tant au niveau central à travers les groupes de travail du SNGRD (CTESP, GT-EIC, CST-RST), mais aussi au sein de quatre municipalités dans les départements du Nord, Nord-est, Nord-ouest et Artibonite : Cap Haïtien, Ouanaminthe, Port-de-Paix, Gonaives.

L’étroite collaboration entre les acteurs du SNGRD, incluant les groupes de travail, les représentants départementaux et locaux du BSEIPH, l’Unité gestion des risques du MENFP et les autres institutions actives en GRD dans les zones cibles, particulièrement le PNUD et la Croix Rouge, a été un facteur déterminant dans le bon déroulement du projet.

Parmi les principales réalisations, on peut citer :

  • le renforcement du CTESP à travers (1) la révision de deux outils de travail dont le plan d’urgence familiale et le guide de validation des outils de sensibilisation, et (2) l’élaboration de plusieurs supports de communication, notamment la production de six vidéos (sensibilisation, interview, préparation communautaires etc.) et de bulletins d’information ;
  • la dynamisation des plateformes CTESP et du GTEIC à travers la contribution aux réunions de réflexion ;
  • la préparation et la sensibilisation de 8 communautés à travers les Equipes d’Intervention Communautaires dans les communes du Cap Haïtien et de Ouanaminthe pour mieux gérer les risques et faire face aux désastres, en particulier les épisodes d’inondations ;
  • la production de connaissances et la capitalisation des bonnes pratiques constatées pour une meilleure réplication par les acteurs du SNGRD sur tout le territoire national haïtien.