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Haïti-Rentrée Parlementaire : Le président de l’Assemblée nationale évoque des hésitations dans l’action gouvernementale

« Le climat général de la sécurité était vraiment difficile en décembre 2006 », déclare le premier ministre
lundi 8 janvier 2007

P-au-P, 8 Janv. 06 [AlterPresse] --- Le sénateur Joseph Lambert, président de l’Assemblée nationale, a déclaré ce 8 janvier que le gouvernement haïtien dirigé par Jacques Édouard Alexis a hésité durant ses sept premiers mois de gouvernement à s’attaquer aux grands maux de la nation haïtienne.

« Pendant ces 7 mois, le gouvernement a montré certaines hésitations à attaquer certains problèmes qui tenaillent la vie de ce peuple, tel le chômage chronique des jeunes, l’insécurité qui n’a épargné aucune famille, l’absence d’infrastructures économiques et sociales pour lesquelles l’engagement a été pris par devant le Parlement », a estimé le président du Sénat.

Intervenant à l’ouverture de la rentrée parlementaire pour l’année 2007, Joseph Lambert a fait savoir qu’il est important pour les membres de la 48e Législature de s’assurer que le pays se trouve « en de bonnes mains ».

Le parlementaire croit qu’il est aussi important que le chef de l’Etat rassure le peuple haïtien sur ce qu’il a fait de la haute charge qui lui a été confiée depuis son entrée en fonction.

Cependant, Lambert a mis un bémol à ses critiques, du fait des « difficultés structurelles et économiques auxquelles a dû faire face le gouvernement mettant ainsi le Parlement dans une position difficile d’observateur. Un parlement qui a voulu, jusqu’ici, seconder les démarches du gouvernement auprès de la communauté internationale et des instances locales », a expliqué le président de l’Assemblée nationale.

Le Sénateur du Sud-est a tenu ces propos devant un parterre composé du chef de l’État, de grands commis de l’Etat et de diplomates étrangers.

Tout en saluant les démarches entreprises par les parlementaires dans la recherche de solution aux phénomènes du kidnapping et de l’insécurité grandissante, le Premier Ministre Jacques Édouard Alexis espère trouver des stratégies et moyens pour contrer le « fléau nuisible qui retarde le gouvernement dans son travail ».

« Le climat général de la sécurité était vraiment difficile en décembre 2006. Le phénomène du kidnapping affecte les masses jusque dans leurs entrailles (…). Par le fait qu’il n’épargne personne – même les enfants – ce phénomène a contribué à la montée de l’insécurité », a indiqué Jacques Édouard Alexis.

Le Premier Ministre a souligné les difficultés de combattre ce phénomène qui, dit-il, change de forme à tout moment. Alexis souhaite développer une meilleure entente entre le gouvernement et le Parlement en vue de trouver une solution définitive à l’épineux problème de la sécurité.

Par ailleurs, Jacques Édouard Alexis se décerne un satisfecit quant aux réalisations de son gouvernement en dépit du climat d’insécurité. « Nos actions commencent à porter fruit », dit-il.

Dans ce bilan devant les membres du corps législatif, le Premier Ministre est revenu sur les grandes lignes de sa déclaration de politique générale, en juin 2006, visant à créer un « Etat stratège, déconcentré et un Etat de droit ».

Améliorer la sécurité et la justice dans le pays, reconquérir la souveraineté nationale, promouvoir la culture et valider le patrimoine national, sont entres autres, quelques points de cet énoncé de politique générale rappelé par le chef du gouvernement. [do gp apr 08/01/2007 15:00]