Perspectives

12 octobre, Cri des Exclus : L’Amérique latine résiste


mercredi 12 octobre 2005

P-au-P., 12 Oct. 05 [AlterPresse] --- Des initiatives de mobilisation sont entreprises dans divers pays de la région latino-américaine à l’occasion du 12 octobre, considéré comme “la journée de la résistance des peuples†, à travers le large mouvement du “Cri des Exclus†.

Sous le thème “Pour le pain, la justice et la vie†, chaque 12 octobre, depuis 1999, des mouvements de divers pays de l’Amérique articulent des actions de mobilisation. Le Brésil est à l’origine de l’initiative, lancée le 7 septembre 1995.

Une des plus importantes activités prévues, a lieu au Guatémala, récemment frappé par l’ouragan Stan, qui a fait dans ce pays environ 2000 morts et disparus.

Du 9 au 11 octobre des délégués d’organisations paysannes de divers pays de la région ont pris part au 4ème congrès de la Coordination Latino-américaine des Organisations Paysannes (CLOC) au Guatemala.

Après avoir dressé le bilan de 10 ans de lutte et débattu d’objectifs strategiques, les membres de la CLOC ont réaffirmé leur “totale opposition au capitalisme néo-libéral et ses politiques imposées par le Fond Monétaire International (FMI) et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)†.

La CLOC, qui a exprimé sa douleur après la catastrophe qui a frappé le Guatemala, prévoit de marcher ce 12 octobre à la capitale guatemaltèque.

A Santo Domingo, République Dominicaine, un sit-in était projeté dans la matinée de ce 12 octobre devant le congrès dominicain pour réclamer le droit au logemen digne et à la propriété de la terre pour les pauvres. Ce sit-in devait s’effectuer également contre la politique d’ajustement structurel et la réforme fiscale promue par le gouvernement du président Leonel Fernandez.

En Colombie, le mouvement populaire réuni dans la Grande Coalition Démocratique appelle à une grève civico-nationale contre la signature du Traité de Libre Commerce (TLC) avec les Etats-Unis.

Ce mot d’ordre de grève intervient après une marche pour le respect des droits des indigènes, le 10 octobre, au nord de la Colombie.

De son coté, la Confédération Nationale des Indigènes de l’Equateur (CONAIE) a lancé une série de mobilisations le 10 octobre contre la signature du TLC, la nationalisation du pétrole équatorien et l’expulsion de la firme américaine Oxy.

Ce 12 octobre, une “foire pour la souveraineté†est organisée à Quito, capitale de l’Equateur.

Le TLC vient tout juste d’être ratifié par le parlement nicaraguayen, le 11 octobre, par 49 voix pour et 37 voix contre, malgré une forte opposition de l’Union Nationale des Agriculteurs et Eleveurs (UNAG).

Pour cette association, qui regroupe environ 75 mille producteurs, c’est la signature du TLC constitue “une mort annoncée†de l’économie nicaraguayenne.

Au niveau de l’Amérique Centrale, seul le Costa-Rica n’a pas encore signé le TLC avec les Etats-Unis. [gp apr 12/10/2005 11:30]