Dépêches

Haïti : La maison de Dread Wilmè démolie, 5 cadavres parmi les décombres, selon la MINUSTAH


jeudi 7 juillet 2005

P-au-P., 7 juil 05 [AlterPresse] --- La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) affirme être jusqu’a présent dans l’impossibilité de confirmer le décès du chef de bande armée Emmanuel Wilmer (Dread Wilmè), 24 heures après une opération d’envergure conduite dans le bidonville de Cité Soleil (périphérie nord).

« La maison où vivait Wilmé était l’une de nos cibles et elle a été mise en ruine », a déclaré ce 7 juillet à la presse le Colonel El Ouafi Boulbars, porte-parole militaire de la MINUSTAH. Il a ajouté que 5 morts se trouvaient sous les décombres, « mais nous ne disposons pas des cadavres pour confirmer ou infirmer la mort de ce chef de gang ».

Le 6 juillet, la police haïtienne avait adopté la même attitude, indiquant que les preuves matérielles de la mort de Wimè n’étaient pas disponibles.

Cependant, les partisans de Wilmé ont confirmé sa mort dans divers médias de la capitale et ont même promis de « venger » leur « chef ».

L’ancien maire adjoint de la commune de Delmas (Nord de Port-au-Prince), Ernst Erilus, a également maintenu que Wilmè serait tué et son corps récupéré par ses partisans.

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a averti que les bandes armées qui sèment la terreur à la capitale n’ont d’autre alternative que de déposer les armes.

« La MINUSTAH est à pied d’œuvre pour résoudre le problème de l’insécurité dans la capitale, et l’action menée la veille où les bandits ont subi un sérieux revers, n’est qu’un début », a prévenu Boulbars.

Si « ces gens là  » refusent d’obtempérer, « ils n’ont qu’à assumer les conséquences, et les exemples ne manquent pas » a martélé le Colonel. [lf gp apr 7/07/2005 1:00]