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Haïti-Politique-Crise : Plaidoyer en faveur de la définition d’un « nouveau deal » avec les Etats-Unis d’Amérique

P-au-P, 04 oct. 2021 [AlterPresse] --- La Commission pour la recherche d’une solution haïtienne à la crise et le parti politique « En Avant » plaident pour une nouvelle forme de relation entre Haïti et les États-Unis d’Amérique, dans des notes séparées dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Cette position a été également exprimée, lors d’une rencontre, tenue, le jeudi 30 septembre 2021, avec les émissaires américains Brain Nichols et Juan Gonzalez, qui étaient en visite en Haïti.

« Nous avons fait savoir que la société haïtienne a décidé la reprise de son destin et qu’elle est très attachée à la démocratie. Ainsi, avons-nous plaidé pour un « nouveau deal » avec les Usa, un deal ambitieux à la hauteur de la première république noire du monde », soutient le Bureau de suivi de l’accord du 30 août 2021 de la Commission pour la recherche d’une solution haïtienne à la crise, dans sa note de presse datée du samedi 2 octobre 2021.

Le Bureau de suivi de l’accord du 30 août 2021 continue de dénoncer l’idée d’une conférence internationale organisée par des étrangers.

Le Bureau de suivi de l’accord du 30 août 2021 s’insurge aussi contre toutes tentatives de sabotage du processus de dynamique sociale, enclenché par la société haïtienne, pour que le peuple haïtien puisse redéfinir, lui-même, son avenir.

Ce « nouveau deal » entre Haïti et les États-Unis devrait se faire à travers des politiques plus réalistes, capables d’aider Haïti à retrouver d’abord la sécurité, puis la stabilité économique, considère, pour sa part, le parti politique « En Avant ».

Cela devrait « impliquer un nouveau regard sur Haïti, de la part de l’administration américaine, qui doit voir ce pays allié comme un partenaire économique et non comme un simple bénéficiaire d’aide humanitaire ».

La charité ne ramènera jamais le développement. Elle ne fera que favoriser davantage l’exode des Haïtiennes et Haïtiens vers des cieux plus cléments, avance le parti politique « En Avant ».

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) a dénoncé, ce lundi 4 octobre 2021, le refoulement de réfugiés haïtiens dans les Amériques.

4 agences de l’Organisation des Nations unies (Onu) ont appelé les États des Amériques à s’abstenir d’expulser les Haïtiennes et Haïtiens, sans avoir correctement évalué leurs besoins de protection individuels, dans une déclaration conjointe.

« Près de 5,500 personnes ont été envoyés en Haïti, du dimanche 19 septembre 2021 au mercredi 29 septembre 2021. Nous nous attendons à six à sept vols par jour, jusqu’à ce que nous ayons une indication différente de la part du gouvernement américain et du gouvernement haïtien », a fait savoir l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

Haïti et les États-Unis d’Amérique devraient trouver des accords et partenariats, permettant aux firmes américaines et à la diaspora d’investir massivement dans le pays, souhaite le parti politique « En Avant », qui appelle la communauté internationale au respect de l’auto-détermination des peuples.

Critiquant le support que la communauté internationale accorde à des gouvernements antidémocratiques et qui ne respectent pas les droits humains, le parti politique « En Avant » se dit favorable à un seul accord politique inclusif pour résoudre la crise en Haïti.

« Nous sommes favorables à une ultime table ronde patriotique, pouvant aboutir à un grand accord largement consensuel, qui devrait prendre en compte la position de la société civile (Crshc), l’accord de la primature et celui du parlement. Il faut que l’accord recherché soit historique, dans son aspect inclusif, et rassure tous les secteurs. C’est la seule façon d’en arriver, à terme, à des élections refondatrices ».

En conférence de presse, le vendredi 1er octobre 2021r, le secrétaire d’État adjoint étasunien aux affaires des Amériques, Brian A. Nichols, a fait savoir que tous les signataires des trois accords auraient accepté de se mettre ensemble et de voir dans quelle mesure ils vont s’entendre sur une seule vision.

Les États-Unis ne vont pas choisir de gagnants ou de perdants, a souligné Brian A. Nichols, qui déclare encourager vivement les actrices et acteurs à se mettre ensemble, pour trouver une solution haïtienne à la crise actuelle.

Le Secteur dit démocratique et populaire (Sdp) appelle le premier ministre de facto, Ariel Henry, à poursuivre le dialogue inter-haïtien, pour une « application inclusive de l’accord du 11 septembre 2021, pour une gouvernance apaisée et efficace de la période intérimaire », dans une note de presse publiée ce lundi 4 octobre 2021.

Ariel Henry doit continuer à mettre en œuvre l’accord du 11 septembre 2021, par la formation, sans délai, d’un gouvernement de consensus, la mise en place d’un nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) et le rétablissement d’un climat sécuritaire sur le territoire national.

Le Sdp demande aussi aux différents secteurs de la vie nationale de rejoindre l’accord du 11 septembre 2021.

A travers une déclaration, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, l’Américaine Helen Meagher La Lime, également cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), dit espérer que les dirigeants politiques et de la société civile haïtienne continueront à travailler ensemble, pour trouver un terrain d’entente autour d’un projet commun.

Ce projet commun « contribuera à favoriser un climat plus apaisé, dans lequel des actions décisives peuvent être prises et des réformes essentielles mises en œuvre », estime Helen Meagher La Lime, lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Binuh, ce lundi 4 octobre 2021. [mj emb rc apr 04/10/2021 15:35]