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Haïti-Crise : Des organismes de droits humains et des organisations politiques appuient le renvoi des membres du Cep controversé


mardi 28 septembre 2021

P-au-P, 28 sept. 2021 [AlterPresse] --- « Tout le monde attendait le renvoi du Conseil électoral provisoire (Cep) controversé. Mais, pour nous, le point de départ, c’est le consensus. Et tout le monde doit contribuer pour pouvoir redémarrer le pays », insiste le regroupement d’organisations de droits humains Ensemble contre la corruption (Ecc), dans des déclarations à l’agence en ligne AlterPresse.

Il est nécessaire d’avoir un accord consensuel, pour légitimer les actions du gouvernement de facto, recommande Me. Gédéon Jean du regroupement Ecc, après la décision du premier ministre de facto de révoquer les membres du Cep du 20 septembre 2020.

Le renvoi du Cep constitue une étape importante dans la mise en application de l’accord du 11 septembre 2021, conclu entre plusieurs organisations politiques de l’opposition et Ariel Henry, estime l’un des porte-paroles du Secteur dit démocratique et populaire (Sdp), Me. Michel André.

« Nous veillerons à ce que le prochain Cep soit crédible et légitime », déclare Michel André.

La sécurité demeure aujourd’hui la principale préoccupation de la population, relève le Sdp, appelant à « agir vite et bien ».

Le parti politique Union nationale pour l’intégrité et la réconciliation (Unir) applaudit le renvoi des membres du Conseil électoral provisoire (Cep) controversé, dans un entretien accordé, ce mardi 28 septembre 2021, à l’agence en ligne AlterPresse.

« Bien que nous ayons des réserves par rapport au format de cette décision, elle devrait déjà être prise, il y a longtemps. Il s’agit d’un Conseil, qui a été créé de manière délibérée, pour satisfaire uniquement la volonté unilatérale d’un président de la république, sans aucun consensus », signale l’avocat du parti Unir, Wilgui Beucia.

Pour le parti politique Unir, ce Cep a été contesté pour deux raisons : les institutions, prévues pour participer au Conseil, ont été rejetées ; l’institution électorale a été mise sur pied avec des représentants, qui n’étaient pas prévus par la Constitution.

« Avant de nommer les membres du Conseil électoral provisoire, Ariel Henry a pour responsabilité de rendre fonctionnels la Cour de Cassation et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire », souhaite le parti politique Unir.

Les membres du Cep ont été démis de leurs fonctions, par arrêté officiel en date du lundi 27 septembre 2021, a annoncé le bureau du premier ministre de facto Ariel Henry, dans un tweet. [dj emb rc apr 28/09/2021 16:55]