Dépêches

Haïti-Justice : L’Ocnh dénonce des obstacles à la poursuite de l’instruction relative au dossier de l’ex-puissant chef de gang Arnel Joseph


lundi 5 avril 2021

P-au-P, 05 avril 2021 [AlterPresse] --- L’Organisation des citoyennes et citoyens pour une nouvelle Haïti (Ocnh) dénonce le laxisme des autorités judiciaires et policières, dans la poursuite de l’instruction relative au dossier de l’ancien puissant chef gang Arnel Joseph, tué le vendredi 26 février 2021, le lendemain de son évasion spectaculaire le 25 février 2021 à la prison civile de la Croix-des-Bouquets (municipalité au nord-est de la capitale), dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

« Des heures après la mort d’Arnel Joseph, la république a découvert l’identité d’un individu, présenté comme un agent de la Police nationale d’Haïti (Pnh), attaché à la sécurité du sénateur Garcia Delva », rappelle l’organisme de droits humains.

L’Ocnh déplore le fait que la Pnh n’a divulgué aucune information, en rapport à ce policier qui a été appréhendé, parce qu’il servait de chauffeur à Arnel Joseph, suite à l’évasion spectaculaire à la prison de la Croix-des-Bouquets, où il y a eu au moins 25 personnes tuées et plus de 400 autres évadées.

Les autorités doivent mettre à disposition, au profit des juges, la logistique nécessaire à la réalisation de leur travail en toute indépendance, recommande l’Ocnh.

Elle appelle l’institution policière à prendre les dispositions nécessaires, pour garantir la sécurité de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, des juges et plus particulièrement le magistrat Kenson Edumé, en train d’instruire ce dossier impliquant un sénateur en fonction, des membres du pouvoir exécutif et d’autres personnalités politiques.

Kenson Edumé avait demandé à Léon Charles, directeur général ad intérim de la Pnh, de mettre à disposition une arme à feu, à cause des risques auxquels il est exposé dans cette affaire, signale l’Organisation des citoyennes et citoyens pour une nouvelle Haïti.

La Direction générale de la Pnh n’a donné aucune suite à une requête, exprimée par le magistrat, lui demandant, dans une lettre cosignée, le 8 février 2021, avec Me. Bernard Saint-vil, doyen du tribunal civil de Port-au-Prince, de mettre un agent de la Pnh à disposition pour assurer sa protection, ajoute-t-elle. [emb rc apr 05/04/2021 13:10]