Dépêches

Haiti : Deux casques bleus péruviens blessés par balles, dont un gravement


jeudi 16 juin 2005

P-au-P., 16 juin. 05 [AlterPresse] --- Deux casques bleus de l’unité péruvienne de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont été blessés par balles, dont l’un gravement, ce 16 juin, lors d’échanges de tirs entre les militaires et les bandes armées à Cité Soleil, quartier volatile du nord de la capitale.

L’incident s’est produit durant une patrouille des casques bleus, a indiqué le communiqué, dont copie a été expédiée à AlterPresse.

Les deux blessés, dont l’identité n’a pas été révélée, sont actuellement soignés à l’hôpital argentin de la MINUSTAH.

D’autre part, des échanges de tirs ont également eu lieu à Cité Soleil entre un contingent jordanien et les bandes armées. La MINUSTAH a fait savoir qu’un bandit a été tué et son arme récupérée par la MINUSTAH.

Le 9 juin dernier, un major bolivien et 4 civils haitiens ont été blessés par balles à Cité Soleil, peu après une visite à un hopital de la Croix Rouge établie dans le quartier.

Lors d’une conférence de presse ce 16 juin, le porte-parole militaire de la MINUSTAH, le colonel Boulbars El Ouafi, a appelé à la collaboration de la population pour combattre l’insécurité à la capitale.

A propos des cas de kidnapping qui prennent des proportions extrêmement alarmantes à la capitale, El Ouafi a estimé que la lutte contre les rapts n’est pas « l’affaire de la MINUSTAH mais l’affaire de tous ».

Les médias ont rapporté qu’au moins 3 nouveaux cas de sequestration ont été enregistrés ce 16 juin à Port-au-Prince.

Une canadienne, Huguette Goulet, enlevée le 12 juin a été libérée le 15. Selon Radio Canada, citant le Journal de Montréal, la famille de Goulet a accepté de verser 75000 dollars aux ravisseurs, qui exigeaient une rançon de 300000 dollars.

A l’occasion de cet enlèvement, le ministre canadien des Affaires étrangères, Pierre Petigrew, a dépêché en Haiti un fonctionnaire de police, pas pour « négocier avec les terroristes », mais pour « évaluer le niveau de sécurité des Canadiens vivant dans le pays ». Le Canada « ne demande pas à ses ressortissants de laisser Haïti », a affirmé Petigrew à CPAM, une radio haitienne de Montréal. [gp fl wa apr 16/06/2005 22:00]