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Haïti-Politique : Les assises de l’Opc, tenues les 23 et 24 février 2021, contraires à la Constitution haïtienne, selon la Pohdh


mercredi 24 février 2021

P-au-P, 24 févr. 2021 [AlterPresse] --- Les assises, organisées, par l’Office de la protection de la citoyene et du citoyen (Opc), sur demande de l’Organisation des Nations unies (Onu), les mardi 23 et mercredi 24 février 2021, autour de l’avant-projet de la Constitution du président de facto Jovenel Moïse, sont contraires à la Constitution haïtienne, estime la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (Pohdh), dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Ces assises constituent un accroc à la démocratie. De plus, l’arrêté nommant le Comité dit consultatif indépendant, chargé de l’élaboration du projet de la nouvelle Constitution, est de fait anticonstitutionnel, critique la Pohdh.

En plus de dénoncer l’attitude autoritaire du président de facto Jovenel Moïse, la Pohdh signale à l’Opc combien Jovenel Moïse viole la Constitution, en son article 284-3, qui interdit toute consultation populaire en vue de la modifier.

Le président de facto tend à utiliser son Cep illégal et illégitime, pour organiser un référendum en avril 2021.

« Cet agissement constitue une grave violation de la Constitution », fustige la Pohdh, tout en rappelant à l’Opc qu’il est chargé d’assurer la protection de toute personne, victime des abus dans l’administration publique, et de veiller sur le respect des droits humains par l’État.

Initialement prévu, de manière unilatérale, le 25 avril 2021, par un collège électoral inconstitutionnel et illégal, le référendum constitutionnel controversé du président de facto Jovenel Moïse est reporté au 27 juin 2021.

« Les autorités étatiques, principalement le Conseil électoral provisoire (Cep), se voient dans l’obligation de reporter le référendum au 27 juin 2021, au lieu du 25 avril 2021 ».

C’est ce qu’a annoncé, à travers une note, le bureau du ministre délégué de facto, Mathias Pierre, chargé des questions électorales et des relations avec les partis politiques, en lieu et place de l’institution électorale illégale et anticonstitutionnelle, qui devrait normalement informer d’une telle décision et rendre disponible un calendrier électoral révisé. [mj emb rc apr 24/02/2021 15:45]