Dépêches

Haïti-Insécurité : Le journaliste Vario Sérant récupère lentement après avoir été gravement atteint par balle


lundi 11 janvier 2021

P-au-P, 11 janv. 2021 [AlterPresse] --- Le journaliste Vario Sérant se remet lentement de ses graves blessures par balle, après avoir été évacué au Costa Rica (Amérique centrale), dans l’après-midi du 31 décembre 2020, apprend AlterPresse de source médicale.

Le confrère a été grièvement blessé lors d’une attaque de bandits armés, dont il a été victime, dans l’après-midi du lundi 28 décembre 2020, à Port-au-Prince.

Touché à la tête, Vario Sérant, dont le cas s’est révélé complexe, a été pris en charge et stabilisé en Haïti, avant d’être transféré dans un centre spécialisé au Costa-Rica.

Admis en soins intensifs, le journaliste, qui a subi avec succès diverses interventions que nécessitait son cas, continue de recevoir des soins appropriés, tout en observant les consignes de ses médecins.

Selon les rapports communiqués, il conserve ses facultés et reprend progressivement son autonomie.

Aucune donnée n’est, pour le moment, disponible sur la durée de sa convalescence.

Lors de l’attaque armée du 28 décembre 2020, le confrère était dans sa voiture en compagnie de l’ingénieur Obelson Mésidor. Ce dernier n’a pas survécu à ses blessures.

Les funérailles de Mésidor, 42 ans, marié et père de deux enfants, ont été chantées dans la matinée du 11 janvier à Port-au-Prince.

Le Groupe médialternatif (Gm), dont Vario Sérant est l’un des membres fondateurs, remercie les membres de la presse et du secteur médiatique qui lui ont témoigné leurs sympathies ainsi qu’aux parents du confrère.

Des membres de diverses associations en Haïti et à l’étranger, des dirigeants politiques et des cadres du gouvernement ont fait part de leur tristesse au Gm.

Vario Sérant travaille, depuis plusieurs années, en tant que spécialiste en communication pour le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa).

Parallèlement, le confrère enseigne également le journalisme à la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh).

On observe, depuis plusieurs mois, une recrudescence prolongée des actes de criminalité dans diverses zones du pays. [apr 11/01/2021 16:30]