Dépêches

Haïti-Politique/Crise : Le professeur d’université Jhon Picard Byron préconise une transition à l’haïtienne


lundi 10 juin 2019

P-au-P, 10 juin 2019 [AlterPresse] --- Le professeur à l’Université d’État d’Haïti (Ueh), Jhon Picard Byron, plaide en faveur d’une transition à l’haïtienne, produite à partir des forces vives de la nation.

La prochaine transition politique en Haïti doit impliquer la participation des divers secteurs, impliqués dans la dynamique actuelle, déclare Byron, qui intervenait à l’émission FwoteLide sur AlterRadio 106.1 F.M.

Des réponses doivent être apportées à des problèmes pressants, auxquels fait face le pays.

La communauté internationale a joué un grand rôle dans le maintien du statu quo en Haïti, en faveur de l’ancien président Joseph Michel Martelly et de l’actuel président Jovenel Moïse, critique Byron.

« Nous sommes dans une impasse complète. Le parlement, comme force pouvant faire avancer la démocratie, devient une force anti-démocratique », relève-t-il.

Le professeur d’université Jhon Picard Byron appelle à un réveil politique et social, notamment au niveau de l’université, en vue d’une issue à la crise actuelle.

Une nouvelle série de manifestations fait suite aux révélations, contenues dans le deuxième rapport d’audit, de 612 pages, de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca), remis au sénat le vendredi 31 mai 2019.

Ce deuxième rapport d’audit de la Cscca indexe Jovenel Moïse, qui, à travers sa firme dénommée « Agritrans », aurait utilisé des « stratagèmes de détournement de fonds », dans le cadre du programme PetroCaribe d’aide vénézuélienne à Haïti.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté, le dimanche 9 juin 2019, dans les rues de la capitale Port-au-Prince et d’autres ville de provinces, pour réclamer le départ du président Jovenel Moïse.

2 morts par balles, 4 blessés et deux maisons incendiées ont été enregistrés dans le département de l’Ouest, lors de cette journée de manifestations, fait savoir le porte-parole de la Pnh, Michel-Ange Louis Jeune.

L’opposition politique fait état, de son côté, de 5 morts par balles, de plus d’une centaine de personnes blessées et de plusieurs dizaines d’arrestations, comme bilan partiel de la journée de protestation du 9 juin 2019 sur le territoire national. [emb rc apr 10/06/2019 16:30]