Dépêches

Economie : L’Ed’h déplore les répercussions néfastes de la rareté de l’essence sur la production électrique en Haïti


vendredi 12 avril 2019

P-au-P, 12 avr. 2019 [AlterPresse] --- La rareté de l’essence aurait des répercussions néfastes sur la production électrique en Haïti, ces dernières semaines, signale le directeur général de l’Électricité d’Haïti (Ed’h), l’ingénieur Hervé Pierre-Louis.

La production du courant électrique est en chute libre. Cette baisse serait le résultat de la rareté de l’essence et de la période de sécheresse, alerte-t-il, lors d’une journée portes ouvertes, le mercredi 10 avril 2019, à la Centrale hydroélectrique de Péligre (Plateau central), à laquelle a pris part une journaliste d’AlterPresse.

« Certains de nos générateurs fonctionnent à partir de combustibles, dont le mazout et le diesel. L’Ed’h est affectée par ces raretés, parce qu’elle ne dispose pas de fonds propres pour s’approvisionner en essence », fait-il savoir.

De plus, l’achat du mazout coûterait à l’institution près de 4 à 5 millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 85.00 gourdes ; 1 euro = 101.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.80 gourde aujourd’hui), indique-t-il.

Depuis quelques mois, une très faible disponibilité du courant électrique est constatée à travers le pays, particulièrement dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince.

« La Centrale hydroélectrique de Péligre doit être bien approvisionnée, en eau, pour offrir un maximum de service. Cette année, nous sommes confrontés à un problème de sécheresse très dure », explique l’ingénieur Pierre-Louis.

Haïti est le seul pays, où l’accès à l’électricité ne dépasse pas les 20% de la population, déplore-t-il.

L’Ed’h invite les clientes et clients à payer mensuellement leurs factures, pour contribuer à l’amélioration du service de l’électricité en Haïti. [mj emb gp apr 12/04/2019 11:40]