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Rép. Dom. : Plus de 23 mille cas de rapatriements forcés vers Haïti, de janvier à mars 2019, enregistre la plateforme Garr


vendredi 12 avril 2019

P-au-P, 12 avr. 2019 [AlterPresse] --- De janvier à mars 2019, 23,941 cas de rapatriements forcés et 265 autres de retours volontaires ont été recensés, au niveau des points frontaliers officiels et non officiels d’Haïti, par la plateforme Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).

79 mineurs non accompagnés à Malpasse (département de l’Ouest) ont été également rapatriés dans des points non officiels de la commune de Ferrier (Nord-Est d’Haïti), au cours du premier trimestre de l’année 2019, précise la plateforme Garr, dans une note, transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Les personnes, rapatriées pendant cette période, ont vécu entre trois mois et cinq ans en République Dominicaine.

La majorité d’entre elles vivaient dans les villes dominicaines de San Juan de la Maguana et de Las Matas de Farfán (Sud-Ouest de la République Dominicaine), Barahona (Sud), Higuey et San Pedro de Macoris (Est), et à Santo Domingo, la capitale du territoire voisin d’Haïti.

Il y a eu plus de migrantes et migrants rapatriés, soit un total de 10,844 aux points frontaliers non officiels à Ouanaminthe/Dajabón, dont beaucoup se trouvent dans la commune de Ferrier.

La frontière officielle de Carisal/Elias Piña (Plateau central) vient en deuxième position, avec un effectif de 6,830 personnes, suivie du point officiel à Ouanaminthe/Dajabón, où 6,089 personnes ont été dénombrées.

En dernier lieu, vient le point officiel de Malpasse/Jimani (Ouest), avec 113 rapatriés, enregistrés pour seulement le mois de mars 2019.

Le point non officiel de Cornillon/Grand-Bois a, pour sa part, accueilli 65 rapatriés, en février et mars 2019.

Des ressortissantes et ressortissants haïtiens ont été reconduits de force à la frontière haïtiano-dominicaine, en dépit de la présentation, aux agents de la migration dominicaine, de documents de voyage valides, selon des témoignages recueillis par la plateforme Garr.

Des objets de valeur ont été enlevés à d’autres rapatriés, au centre carcéral d’Haïna, une ville située au Sud de la République Dominicaine, dans la province de San Cristóbal, avant leur reconduction à la frontière.

La confiscation de documents de voyage, les vols d’objets de valeur et la bastonnade figurent, généralement, parmi les mauvais traitements, infligés aux rapatriés haïtiens.

La plateforme Garr exhorte les autorités haïtiennes à travailler avec leurs homogues dominicaines, en vue du respect des droits des migrantes et migrants haïtiens, dans les opérations de rapatriement. [emb rc apr 12/04/2019 10:45]