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Politique : Des organisations de droits humains appellent les autorités à mettre un terme à la violence en Haïti


vendredi 23 novembre 2018

P-au-P, 23 nov. 2018 [AlterPresse] --- Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent les autorités à mettre un terme à la situation de confusion et à la violence d’Etat en Haïti, dans une note conjointe, transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Ces organisations des droits humains condamnent les actes de violences (d’où qu’ils viennent), perpétrés au cours de la période de mobilisation contre la corruption.

Signataires de la note conjointe, l’Organisme d’universitaires de défense des droits humains (Oudh), le Collectif Défenseurs Plus, la Solidarité haïtienne de défense des droits humains (Sohddh ) et le Collectif des organisations pour la défense des droits des migrants et rapatriés (Coddemir) appellent au sens de responsabilité des autorités face à cette situation.

Des mobilisations, émaillées de violences, ont eu lieu, les mercredi 17 octobre et dimanche 18 novembre 2018, dans le pays, notamment dans la capitale de Port-au-Prince, pour demander une reddition des comptes sur la gestion des fonds de l’aide vénézuélienne Petrocaribe.

Les protestataires continuent de réclamer la démission du président Jovenel Moïse.

Trois journées de grève consécutives, les lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 novembre 2018, ont complètement paralysé les activités en différents points sur le territoire national, en Haïti.

Au moins 40 morts et plusieurs dizaines de blessés sont enregistrés depuis la manifestation du 17 octobre 2018 à date (23 novembre 2018), a indiqué le Centre d’analyse et de recherche en droits humains (Cardh), dans une lettre ouverte adressée aux autorités.

Ces organisations de droits humains disent apporter leur solidarité à toutes les citoyennes et tous les citoyens, qui manifestent en vue d’exercer leur liberté de défendre leurs droits fondamentaux, notamment les droits économiques, sociaux et culturels.

Ces droits sont bousculés par la corruption et les inégalités, pratiquées à grande échelle en Haïti, déplorent-elles.

Elles décrivent un panorama sombre de la situation politique et socio-économique du pays, où « l’État ne gère presque rien ».

Elles soulignent aussi une dégradation accélérée des conditions de vie de la population, avec un taux de chômage situé entre 70 et 77%. [emb rc apr 23/11/2018 12:15]