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Haïti-Politique : Le Centre d’analyse et de recherche en droits humains demande des comptes sur la tuerie du mardi 13 novembre 2018 à La Saline


vendredi 23 novembre 2018

P-au-P, 23 nov. 2018 [AlterPresse] --- Le Centre d’analyse et de recherche en droits humains (Cardh) exige, du pouvoir en place, des explications sur la tuerie, perpétrée au quartier de La Saline (à l’ouest de Port-au-Prince), dans la nuit du mardi 13 novembre 2018, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Cette demande a été faite dans une lettre ouverte, en date du jeudi 22 novembre 2018, adressée aux présidents de la république, Jovenel Moïse, du Sénat, Joseph Lambert, du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), Me. Jules Cantave, du Conseil supérieur de la Police nationale (Cspn) et premier ministre, Jean Henry Céant.

La tuerie aurait fait entre 15 et 25 morts, dans la nuit du mardi 13 novembre 2018, dans le quartier périphérique de La Saline (à l’ouest de Port-au-Prince), selon un rapport rendu public par la Fondasyon je klere (Fjkl).

Seulement trois morts ont été enregistrées, selon la Police nationale d’Haïti (Pnh).

Le Cardh réclame la lumière sur la participation présumée du délégué départemental de l’Ouest, Joseph Pierre Rigaud Duplan, dans cette tuerie à La Saline, du Palais national dans les actes de répressions du dimanche 18 novembre 2018 et sur l’implication éventuelle de différentes entités de la Pnh dans la montée de l’insécurité.

Il appelle à établir la responsabilité de ceux, qui ont déployé les agents de l’Unité de sécurité générale du palais national (Usgpn) le jour de la manifestation du 18 novembre 2018, sans l’autorisation de l’entité hiérarchique compétente.

Cette manifestation a eu lieu pour demander des comptes, sur le gaspillage présumé des fonds de l’aide vénézuélienne PetroCaribe, et la démission de Jovenel Moïse de la présidence politique en Haïti.

Le Cardh souhaite que le nom d’un parlementaire, qui serait impliqué dans la situation de terreur au Village de Dieu (périphérie sud de la capitale), soit dévoilé.

L’organisme de droits humains demande également, aux autorités et instances compétences, d’agir en conséquence. [emb rc apr 23/11/2018 10:55]