A travers Haiti

Haïti-Intempéries : 34 familles victimes à Fonds-Verrettes, suite à une tornade

Le Garr lance un S.O.S
mercredi 8 août 2018

Fonds-Verrettes (Haïti), 08 août 2018 [AlterPresse]--- Une personne blessée au crâne, deux autres fracturées au dos, des plantations ravagées, 27 maisons endommagées et 7 autres totalement détruites : tel est le bilan de forts vents ayant soufflé sur la commune de Fonds-Verrettes (Ouest), le dimanche 5 août 2018.

Un mineur a été blessé au moment de l’effondrement d’une maison, a rapporté la plateforme Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Les deux autres personnes fracturées, respectivement au dos et à la jambe, essayaient de quitter leurs domiciles.

En provenance de la commune de Thiotte (département du Sud-Est), ces vents extrêmement violents se sont dirigés ensuite vers Gwo Cheval, Boukan Pis et Meyè, trois localités de Fonds-Verrettes.

Les familles victimes, qui se retrouvent pour l’instant chez des proches, font face à de sérieuses difficultés socio-économiques.

Elles demandent aux instances compétentes de leur venir en aide, après la perte de leurs maisons.

La plateforme Garr attire l’attention des autorités haïtiennes sur l’urgente nécessité de voler au secours de ces familles victimes.

Des semences, des engrais et des outils agricoles doivent être mis à disposition, à un prix abordable, au profit des paysannes et paysans de la zone, recommande la plateforme Garr.

Cette initiative devrait leur permettre, selon l’organisme, de développer leur production agricole et de freiner ainsi la destruction de la Forêt des pins, qui constitue une réserve très importante pour Haïti.

D’importantes inondations, ayant ravagé, les 23 et 24 mai 2004, la commune de Fonds-Verrettes, avaient aussi fait d’énormes pertes en vies humaines.

Des plantations avaient été complètement détruites et plus d’un millier de familles avaient perdu leurs maisons à l’epoque.

Des promesses de reconstruction ou de déplacement de ladite commune frontalière, faites par les autorités haïtiennes, n’ont pas été tenues, rappelle la plateforme Garr.

L’abattage systématique des arbres, par plusieurs habitantes et habitants, au sein de la population, pour subvenir à leurs besoins, est fréquemment pratiqué dans la commune. [emb gp apr 08/08/2018 11:50]