Dépêches

Haïti-Politique : L’ex-président Jocelerme Privert déplore des manquements dans sa prise en charge


jeudi 1er mars 2018

P-au-P, 1er mars 2018 [AlterPresse] --- Le secrétariat privé de l’ancien président provisoire Jocelerme Privert attire l’attention de l’État sur la non-exécution des exigences liées à sa sécurité et son intégrité physique ainsi qu’au bon fonctionnement de son secrétariat.

Dans une lettre datée du 26 février 2018, dont une copie a été consultée par l’agence en ligne AlterPresse, Privert appelle l’Etat à doter son secrétariat de moyens de transport adéquats et prendre en charge les conditions de sa sécurité.

Il en profite pour demander des explications sur les raisons expliquant le manquement ou le retard de l’exécution des exigences indispensables au statut de président, dans cette correspondance adressée au titulaire du Ministère de l’économie et des finances (Mef), Jude Alix Patrick Salomon.

Il indique que les deux véhicules, mis à disposition, ne sont pas toujours pourvus de plaques d’immatriculation, ni de documents d’enregistrement, après plus de douze mois de démarches.

L’immatriculation est essentielle à la circulation des véhicules sur la voie publique, rappelle le secrétariat de Privert.

Depuis le mois de juillet 2017, des allocations financières, qui devaient couvrir les frais de fonctionnement du secrétariat et du service de sécurité rapprochée de l’ancien président, n’ont pas été versées.

Il cite l’arrêté présidentiel du 8 octobre 2015, modifiant celui du 23 novembre 2005 et prévoyant des facilités d’hébergement, des commodités d’hygiène et d’autres dépenses des agents de sécurité rapprochée du président, à la charge de l’État.

Dans une lettre ouverte, en date du 23 juillet 2017, Privert avait dénoncé des persécutions et revanches politiciennes contre sa personne, suite à la publication, dans le journal officiel « Le Moniteur », de l’arrêté présidentiel coupant les avantages et privilèges d’anciens présidents non-élus au suffrage universel.

Cette décision a été également qualifiée d’irrationnelle par l’ex-sénateur de la république, également ancien ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales et ancien responsable de la Direction générale des impôts (Dgi). [la emb gp apr 01/02/2018 12 :30]